‹ La messe (volume 3)Chapitre 319 sur 341 · Moulage au musée de Saint-Germain · texte numérisé non relu

Moulage au musée de Saint-Germain

Garrucci, PI. cccviii.

Émile Braun, Erklàrung eiues antiken sarkophags fit Trier. (Bonn., i85o.)

FLEURS

Sur le sarcophage de Salone deux guirlandes sont disposées au sommet du fronton L Au tombeau de sainte Constance, les festons sont supportés par des têtes.

M. de Rossi publie dans son bulletin 2 un basrelief de marbre représentant deux génies qui suspendent de larges guirlandes autour d’un chrisme; il le rapproche de la colonne de l’empereur Marcien à Constantinople, dont la base présente un ornement semblable Cet honneur qu’on rend ici à la croix donne un caractère liturgique à ces guirlandes et mérite d’être mentionné.

Si nous ne pouvons douter de l’emploi des fleurs dans les hypogées des premiers chrétiens, on le doit encore moins pour les basiliques qui s’élevèrent après la paix et qui certainement, furent parées de plus de fleurs que ne l’avaient jamais été les sanctuaires primitifs.

Saint Jérôme, dans sa lettre à Héliodore, marque que Nepotianus fut particulièrement digne de louange en ornant les basiliques (basilicas ecclesiæ et martyrum conciliabula) de fleurs, de feuillages variés et de branches de pampre. Le même docteur, dans sa lettre à Pammachius, indique cet usage pour les tombeaux : « Les autres époux, « écrit-il, apportent sur les tombeaux de leurs « femmes des violettes, des roses, des lis, des « fleurs pourpres, et soulagent par ces soins la « douleur de leur cœur.» Saint Ambroise, à propos de Valentinien 3, rappelle ces usages funéraires : « Je ne veux pas, dit-il, joncher sa tombe de « fleurs, mais je veux y répandre la bonne odeur « du Christ; je laisse à d’autres le soin d’y déposer « des corbeilles de lis. Notre lis à nous, c’est le « Christ. »

Prudence y fait allusion4 :

Nos tecta fovebimus ossa Violis, et fronde frequenti.

Le même poète engage les vierges et les enfants, pour la fête de sainte Eulalie, à remplir leurs corbeilles des fleurs que laisse encore l’hiver, la vio¬

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