De obitu Valentiniani, c. lvi
4. Cathemerin., hymn. X. Circa exsequias defunctorum. 1G7. Migne, p. 888.
lette et le safran, pendant qu’il suspendra sur son tombeau ses guirlandes de vers 1 :
Carpite purpureas violas,
Sanguineosque crocos metite :
Non caret his genialis hyeins,
Laxat et arva tepens glacies,
Floribus ut cumulet calathos.
Ista comantibus e foliis
Munera, virgo, puerque, date.
Saint Augustin rappelle qu’une femme aveugle jetait des fleurs sur la tombe de saint Etienne, au moment de la translation de ses reliques. Il mentionne aussi la touchante conversion d’un païen, auquel sont gendre apporta une fleur cueillie sur le tombeau d’un martyr.
Il faut écouter surtout les poétiques descriptions de saint Paulin pour imaginer le luxe des fleurs dont on ornait les basiliques, même en hiver, celles dont on jonchait le sol, celles qu’on tressait audessus des portes, enfin, celles qu’on réunissait en couronnes pour la tombe des martyrs 2 :
Ferte Deo, pueri, laudem, pi a solvite vota,
Et pariter castis date carmina festa choreis,
Spargite Bore solum, prætexite limina sertis: Purpureum ver spiret hiems, sil floreus annus Ante diem, sancto cédât natura diei.
Nous avons mieux que des textes à offrir pour l’histoire des fleurs liturgiques à ces époques reculées. Les édifices constantiniens nous présentent aussi des documents précieux. Sur les voûtes annulaires de Sainte-Constance, ornées, quoiqu’on ait pu dire, par des mains chrétiennes, on voit une jonchée de feuillages et de fruits qui semblent, dans la pensée de l’artiste, cueillis pour honorer le sanctuaire.
Sous l’arc triomphal de Sainte-Marie-Majeure, on voit représentée une vaste guirlande de fleurons serrés et tressés en spirale, type que les mosaïstes adoptèrent pendant de longs siècles; je me figure que l’idée en fut inspirée par les véritables guirlandes qu’on suspendait à ces arcs, comme le font encore si gracieusement les Italiens, et qui se croisaient avec de riches écharpes de soie et d’or.
Quelquefois ces torsades de feuilles se présentent non tombantes, mais relevées, et maintenues rigides par des tiges intérieures. Dans les mo-