‹ La messe (volume 3)Chapitre 47 sur 341 · ld., III, 3i · texte numérisé non relu

ld., III, 3i

Viollet-le-Duc, Mobilier, p. 142.

journée des dimanches ou fêtes1. Les monuments prouvent une grande ancienneté à cet usage, mais il semble, d’après les images que nous venons de citer, qu’il reçut une nouvelle consécration au xme siècle, et cela est encore confirmé par divers documents.

Bibliothèque de Troyes, 2273, f“ 67 v° (xi« siècle).

Les constitutions de Walter de Cantilupe, évêque de Worcester en i 240, exigent que cette lampe brûle jour et nuit. En 1200, Eustace, abbé de Flay, envoyé par le pape pour prêcher en Angleterre, disait qu’il fallait entretenir continuellement une lumière devant le Saint-Sacrement, afin qu’en récompense, Dieu nous accorde ses éternelles clartés. Guillaume Sedman établit qu’un cierge brûlerait sans cesse devant le Saint-Sacrement, sur le chancel de l’église Saint-Pierre-de-Mancroft, à Norwich; c’était tantôt un cierge, tantôt de l’huile. Des legs nombreux eurent lieu pour l’entretien '2.

On conserve dans la cathédrale de Wells une lanterne qui a pu avoir cette destination; elle affecte la forme d’une tour octogone, ajourée par des fenestrages et couronnée de fleurons qui surgissent au droit des angles3.

Nous retrouvons en Espagne les gabathæ munies d’un bassin inférieur destiné à prévenir le débordement de l’huile, et nous en voyons plusieurs images dans le codex « de las Cantigas dcl « Rey Sabio. » Le roi D. Sanche mourut en 1295. Parmi ces lampes il y en a une à plusieurs étages,

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