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Exposition de Bruxelles en

1. Voyez un lustre du xv* siècle, à Saint-Mathieu, à Murau (Styrie), qui porte une tourelle au milieu de ses branches. Mittheilungen, 1871, y5.

LAMPES

larges pendeloques, le bas par un crénelage, des frises à jour et un cul-de-lampe. Il y a loin de cette composition désordonnée, aux majestueuses couronnes rayonnant au milieu du dôme d’Aix ou d’Hildesheim.

Le lustre de l’église d’Aerschot (Belgique) a une forme pyramidale de meilleur goût L

Comme dernier exemple de la fantaisie nouvelle, citons le lustre de la collection de M. Richard Courmont, où la sainte Vierge, au-dessus de capricieuses girandoles, est figurée au milieu des flammes1 2.

RÉSUMÉ

L’étude sur les lampes, qu’on vient de suivre, nous montre la présence du luminaire liturgique dans l’Église dès son origine.

Les premières illuminations religieuses furent encore pâles, les lampes isolées et distantes les unes des autres. Mais après la paix, lorsque les richesses affluèrent, et que d’abondantes lumières ne compromettaient plus les chrétiens en trahissant leurs cérémonies, l’aspect changea subitement, et les basiliques resplendirent d’une façon nouvelle; Prudence les compare à une voie lactée parsemée d’étoiles artificielles. Paulin chante dans ses vers les lychni de sa basilique, jetant tout autour d’eux leurs branches chargées de lampes, qu’on aurait prises pour des fleurs enflammées.

Alors les lampes se groupaient; les phares d’or et d’argent, vastes soleils dont chaque rayon était porté au dehors par un dauphin, se balançaient majestueusement dans les nefs du Latran, en y répandant la lumière et les parfums. Constantin donnait aux églises de nombreux domaines pour alimenter ces milliers de lampes.

Nous avons vu ce s libéralités anéanties par les déprédations des barbares, et les papes luttant contre la misère croissante de Rome, s’efforcer d’entretenir dans ses basiliques le luxe antique;

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