Bull. d’Arch., 1869, pl. III
ORIGINES
drale de Reims, d’une époque tardive; là, comme sur notre médaille, brûlaient en l’honneur des reliques une suite de cierges serrés h
Autel à Reims, d’après le manuscrit de Cellier. (Bibl. nationale.)
On trouve des documents relatifs aux cierges dans saint Athanase et saint Epiphane. — Saint Grégoire de Nysse, décrivant sa rentrée dans son église, parle de l’illumination comme d’un fleuve de feu.
Saint Jérôme nous dit, que dans tout l’Orient, l’illumination des églises par des cierges était un signe de joie.
On prétend que dès le temps du pape Melchiade, les deux cierges symbolisaient le peuple chrétien et le peuple hébreu 2.
Au baptême, les cierges signifiaient l’affranchissement de l’âme de la servitude du démon.
Eusèbe dit que Constantin avait transformé la nuit du samedi saint en plein jour par de hautes colonnes de cire, c’est-à-dire par des cierges qui éclairaient non seulement l’église, mais toute la ville.
On lit dans Socrate, à propos d’une procession faite en 398, que des cierges avaient été fixés sur
1. Album de Cellier, manuscrit de la Bibliothèque nationale, déjà cité.