‹ La messe (volume 3)Chapitre 53 sur 341 · Moroni, VII, ao · texte numérisé non relu

Moroni, VII, ao

les croix d’argent, et dans Sozomène, qu’en avant, des croix portaient des cierges allumés; cet usage des croix céroféraires traversa tout le moyen âge; nous voyons encore sur un missel du xive siècle, à Saint-Ambroise de Milan, une miniature qui représente une croix de procession surmontée de trois cierges1.

Le quatorzième concile de Carthage (398) prescrit en ces termes la forme de l’ordination des acolytes : « Que l’acolyte reçoive le chandelier avec « un cierge des mains de l’archidiacre, afin qu’il « sache que sa fonction est d’allumer les cierges « dans l’église. »

Au ive siècle, c’était une coutume universelle en Orient d’allumer des cierges pendant l’Évangile; cet usage passa au ve siècle en Occident, et vers le vne siècle, on laissa des cierges allumés pendant tout le temps du sacrifice2.

Comme on le voit dans Suétone 3, les païens avaient coutume d’allumer par superstition des cierges sur les tombeaux ; le concile d’Elvire (3 1 3), dans son trente - quatrième canon, s’opposa, comme nous l’avons dit, à cette pratique, que les Pères de Trente semblent avoir condamnée à leur tour4, en défendant d’allumer par superstition un nombre déterminé de cierges pour les morts.

La magnificence du luminaire sous saint Silvestre ne s’appliquait pas seulement aux lustres que nous avons étudiés. Le Livre pontifical nous parle aussi de magnifiques chandeliers : « Fecit « autem candelabra aurochalca in pedibus 10. nu- « mero quatuor argento conclusa cum sigillis « argenteis » (p. 42). « Cerostrata aurochalca « argento clusa sigillata quadraginta » (p. 47). Le pape Damase (367), « canthara cerostrata ærea, « pens. lib. 16. » — Les sigilla dont il est ici question sont des images ciselées des apôtres et des prophètes.

Il faut encore ici, comme toujours, citer saint Paulin. En effet, sa basilique n’était pas seulement illuminée par les lampes et les lustres dont nous avons parlé, mais aussi par des sortes de

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