‹ La messe (volume 3)Chapitre 54 sur 341 · Moroni, VII, 2o · texte numérisé non relu

Moroni, VII, 2o

CHANDELIERS

candélabres attachés à toutes les colonnes de la basilique :

. vel circumfixa per omnes

Ordine diverso quasi candelabra columnas,

Depictas exstante gerunt quæ cuspide ceras,

Lumina ut inclusis reddantur odora papyris

Ici il semble que la colonne elle-même ait été prise pour le candélabre, et que cette sorte de candélabre ne fut qu’un rameau comme ceux de Pompéi que nous avons cités, qui se rattachait à la colonne de marbre au lieu du pilastre de bronze.

N’oublions pas l’intéressante indication que Paulin nous offre ici pour la fabrication des cierges. Le cerens des anciens était une chandelle de cire faite de moelle de jonc ou de fibres de papyrus tortillées ensemble, et dont les mèches donnaient des exhalaisons parfumées.

Nous voyons que ces cierges étaient peints, comme ceux de Rome, par une tradition antique, le sont encore; le saint poète le répète dans le sixième natale :

Ast alii pictis ascendunt lumina ceris.

Ve-VIe SIÈCLES.

Le Livre pontifical offre quelques documents pour notre étude au ve siècle. — D’après lui, saint Innocent (402) donna quatre cerostrata d’argent du poids chacun de trente-cinq livres; Célestin (423), quatorze « cantharas cerostatas æreas », pesant chacun trente livres; on voit quels poids supérieurs à ceux des lustres, qui n’avaient pas, comme les chandeliers, la masse pesante du pied.

Léon d’Ostie nous dit qu’Ennodius, évêque de Ticinum, en 5 1 1 , composa deux formules de bénédiction pour la lumière pascale.

Sidoine Apollinaire (430 f 482) raconte que dans la basilique de Saint-Just, à Lyon, la quantité de flambeaux et l’affluence du peuple l’avait mis hors d’haleine (Epist. v, 17).

Page 1