Poem. XIX. Migne
Au baptême de Théodose II (401), la multitude des assistants étaient en blanc, ce qui faisait l’apparence de neige. Les patriciens et les premiers dignitaires marchaient en tête, et tous portaient des cierges, si bien qu’on aurait dit l’éclat du firmament *.
L’ivoire de Trêves, dont nous avons déjà parlé à notre article de l’encens, donne une idée exacte d’une procession de ce genre, il nous montre l’empereur et les princes de sa cour, accompagnant en grande pompe des reliques jusqu’à l’église et tenant en main de gros cierges, peu élevés. (PI. CDXIV.) Peut-être les déposait-on dans le sanctuaire, comme ces vers le font supposer 2 :
Ilicet angelici pergens in limina templi Imposuit pia thura focis, cerasque micantes Obtulit, etc.
A Ravenne, sur les côtés du sarcophage de saint Barbatianus, nous voyons sculptés deux chandeliers allumés disposés de chaque côté de la croix; ils se composent d’une étroite bobèche, d’un fuseau entre deux nœuds et d’un trépied qui sert de base. — Au milieu de la bobèche est une pointe où se fichait le cierge. (PI. CDXLVIII.)
Cet honneur de luminaire rendu à la croix paraît de même sur les chancels de Venise. On y voit au centre du panneau une croix dans une couronne lemnisquée, deux autres croix latérales, et enfin deux flambeaux allumés; ils sont avec bobèches, en forme de fuseau, et portés sur des trépieds. (PI. CCXXVI, vol. III, p. 83.)
Deux flambeaux analogues sont sculptés sur un sarcophage de Classe, sans doute aussi pour honorer la croix. Ce genre de glorification, qui a lieu encore maintenant sur nos autels pendant le saint sacrifice, apparaît dans le tombeau de Hugues de Glazinis, à Marseille 3 (-j- 1 2 5 5). (PI. XVI.)
Les cierges sculptés sur la chaire de Saint-Marc, à Venise, sont assez semblables, mais dépourvus de chandeliers.
Sur la façade du dôme de Parenzo, il existe une mosaïque qui figure les chandeliers de l’Apoca-