‹ La messe (volume 3)Chapitre 56 sur 341 · SIECLES · texte numérisé non relu

SIECLES

lypse; ils sont composés d’une suite de petits halustres et portés sur trois pieds. — Dans la même église, la chaire au fond de la tribune est adossée à une marqueterie de marbre et de nacre qui doit remonter à l’origine et sur laquelle sont représentés deux candélabres minces, effilés, et dont la tige est faite de fuseaux alternés de petites boules. Le pied paraît formé de griffes, au-dessus desquelles se relient des feuilles à la manière antique1. La présence de ces chandeliers de chaque côté du trône épiscopal ne semble-t-elle pas indiquer l’usage d’y placer pendant la messe de véritables cierges ?

Les historiens des Gaules, et surtout saint Grégoire, nous fournissent des documents pour l’histoire des cierges liturgiques.

Pendant une épidémie à Reims (5q6), une relique de saint Rémi fut portée à travers les rues avec des lumières et des chandeliers; comme dans la procession de Constantinople, décrite par Socrate, on y voyait des cierges fixés sur les croix : « accensisque super cruces cereis atque cerofera- « libus 2. »

Selon le même historien, un grand nombre de juifs ayant été convertis à Clermont, la joie d’un si heureux évènement brillait tout entière sous l’éclat des cierges et des lampes : « Flagrabant « eerei, lampades refulgebant, albicabat tota civi- « tas de grege candido3. »

Ailleurs saint Grégoire parle de cierges de cire dont les mèches étaient formées de fibres de papyrus tortillées ensemble : « reperit duas cande- « lulas ex cera et papyro formatas4. »

Il raconte encore qu’une alouette ayant pénétré dans l’église, franchit le voile du sanctuaire et faillit éteindre le cierge qui y brûlait5.

Sainte Radegonde préparait elle-même les cierges qui devaient brûler dans son oratoire; à sa

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