‹ La messe (volume 3)Chapitre 57 sur 341 · Saint Grégoire, Hist. franc., IV, xxx · texte numérisé non relu

Saint Grégoire, Hist. franc., IV, xxx

Migne, 294.

mort (-J- 58"), les femmes libres portaient des eerei tout autour de son corps, toutes avaient leurs noms écrits sur les cierges, et selon l’ordre établi, en donnaient à une de leurs suivantes L

On raconte qu’une jeune fille infirme ayant fait brûler un cierge de sa hauteur devant les reliques de la sainte reine, se sentit guérie avant qu’il fût achevé L

VlIe-VIlIe SIÈCLES.

Nous trouvons dans le Livre pontifical mention sous Honorius (626), de trois candélabres d’or, pour Saint-Pancrace, pesant chacun une livre3. Il offre aussi à Saint-Pierre: « cerostatas majores « ex argento paria duo..., pens. sing. libras 272 » qui comprennent alors sans doute le poids total.

Une histoire de saint Martin (649) prouve que les cierges étaient à Rome, au vne siècle, employés en grand nombre dans les églises; il raconte, lorsqu’il fut enlevé par l’empereur Constant, que la basilique du Latran était illuminée par des cierges, et que les soldats les fauchaient de leurs épées sacrilèges, comme on le fait d’une moisson, ce qui atteste leur multitude 4.

Sergius (687) décida qu’à la Purification il y aurait une grande litanie, depuis saint Adrien jusqu’à sainte Marie. Ce pape était né à Antioche et s’inspira peut-être ici des souvenirs d’Orient; cette fête était remarquable par la profusion de cierges, qui plus tard la fit nommer Chandeleur 5. Lebrun voit dans cette coutume des cierges, à propos de la Purification, le désir de s’associer à la joie du vieillard Siméon qui tint entre ses bras Jésus- Christ, la lumière des nations6.

Isidore de Séville mentionne la coutume d’allumer des cierges à l’Évangile (636), qui vint proba-

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