‹ La messe (volume 3)Chapitre 58 sur 341 · Smith · texte numérisé non relu

Smith

CHANDELIERS

blement de Rome en Espagne, comme plusieurs autres rites1. On lit dans un ancien rituel de la célébration de la messe: « Sicque præcedentibus « ceroferario, thuribulique latore, cum proces- « sione ad pulpitum pergat. »

Le quatrième concile de Tolède, qu’Isidore présidait en 633, parle du cierge pascal (can. 9), et insiste sur l’obligation de bénir cette lumière, symbole de la résurrection du Sauveur. — On sait qu’on y inscrivait le nombre d’années depuis la naissance de Jésus-Christ.

Bède rappelle cet usage. Il dit aussi que le jour de la Purification, fête qui remplaça les anciennes lustrations, on donnait des cierges aux prêtres et à tout le peuple.

Ces cierges brûlaient devant les confessions. Un manuscrit du ixe siècle nous apprend que devant la châsse de saint Remacle (664), ils se rallumèrent miraculeusement 2.

Il est dit dans la vie de saint Aigulfe, abbé de Lérins, qu’une femme venant implorer sa guérison du saint, n’osa pas entrer sans lui offrir des cierges ; elle revint le lendemain avec deux cierges qu’elle avait achetés, en offrit un sur l’autel, i qu’elle baisa pieusement, et mit l’autre devant le crucifix 3.

On lit dans les capitulaires de Théodore de Cantorbéry, à propos de la vénération qu’on doit aux saints, qu’il faut autant que possible entretenir un cierge allumé toute la nuit devant leur tombeau, à moins qu’on en soit empêché par la pauvreté du sanctuaire4.

Jean Moschus (63o) parle d’un ermite, lequel visitant un sanctuaire, y mit un cierge devant l’image de la sainte Vierge, lui confiant le soin de l’entretenir jusqu’à son retour.

Grégoire III (-J- 741) écrivait à Charles-Martel:

« Omniaenim luminaria ad honorem ipsius prin- « cipis apostolorum et quæ a vestris parentibus,

« vel a vobis oblata sunt, ipsi sustulerunt. »

Le pape Adrien5 ne fit pas seulement la croix lumineuse dont nous avons parlé, mais un grand candélabre qui portait autant de cierges qu’il y

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