Moroni, Diçionar., VII
avait de jours dans l’année. — Le même pontife écrivait aux moines de Corbie que les prêtres et les clercs ne devaient pas mettre leurs étoles et leurs chasubles avant que le cierge du samedi saint ne fût béni h
Nous avons pour le vme siècle peu de monuments à offrir comme souvenir des chandeliers de l’époque. Notons cependant dans le baptistère de Cividale un bas-relief où sont figurés deux flambeaux accostant une croix; c’est une sorte de colonne montée sur des degrés, couronnée d’un chapiteau et ornée d’entrelacs2 (734-736).
Un chandelier du même style et de la même époque se remarque sur la plaque d’argent du trésor de M. Rossi, à la gauche de l’évêque; c’est une colonne cannelée en spirale, avec base et chapiteau ; la flamme semble sortir directement du chapiteau.
IXe SIÈCLE.
Les papes du ixe siècle enrichirent à l’envi les églises de magnifiques chandeliers; Léon III (p. 293) donna à Saint-Paul « cerostatas majores « versatiles anaglyphos ex argento. » — Léon IV, aux saints couronnés offre des cerostatæ d’argent du poids de deux livres et six onces. — Il fait recouvrir d’argent quatre luminaires de ce genre qu’on ne mettait dans le chœur que les jours de fête, et qu’il eut l’idée nouvelle d’y laisser perpétuellement3. — Ces lustres à cierges étaient quelquefois en fer recouverts d’argent. — Dans un seul presbyterium il en dressa vingt-sept4. Etienne VI donne : « cerostata vestita de argento paria duo5. »
Selon M. de Rossi0, le terme lilia, qu’on rencontre fréquemment dans leLivre pontifical, désigne les chapiteaux des candélabres, sorte de fleurs où