Cimetière des saints Pierre et Marcellin
GaRRUCCI, pl. !..
comme si elles étaient alimentées par la meilleure huile1.
Les canons apostoliques, probablement rédigés au 111e siècle, et qui devaient, quant à leur substance même, remonter aux apôtres, défendent aux fidèles d'apporter de l’huile aux temples des faux dieux ou dans les synagogues juives, et retranchent de l'assemblée des saints celui, clerc ou laïque, qui aurait emporté de l’église de la cire ou de l’huile.
On a vu la faiblesse des arguments de ceux qui combattent les illuminations pieuses des premiers siècles. Les monuments deviennent encore plus explicites après la paix constantinienne. Saint Jérôme, que les protestants proposent comme un amateur de l’obscurité dans le sanctuaire, ne laisse pas d’attester l’usage du luminaire dans sa réplique à l’Espagnol Vigilance, dont il se moque avec sa verve ordinaire, et dont il propose, à cause de son goût pour la nuit, de transformer le nom de Vigilantius en Dormitantius.
On a souvent rappelé l’anecdote de saint Epiphane, qui voyant dans un lieu nommé Anablatha une lampe allumée, s’informa et apprit que c’était une église2. (Epist. ad Joan. Hier.)
Saint Athanase (f 3y3) se plaignait de ce que les infidèles introduits dans l'église d’Alexandrie par les Ariens y avaient dérobé l’huile et emporté les cierges pour les brûler devant les idoles3.
Grégoire de Nazianze, dans un discours du jour de Pâques, parle des robes blanches et des lumières portées la veille.
Saint Ambroise (374), s’adressant à une pécheresse, lui rappelle son baptême en ces termes : « As-tu, lui dit-il, oublié le jour de la résurrection « du Seigneur dans lequel tu t’étais offerte à Dieu « pour être voilée, dans cette grande assemblée de « l’Église de Dieu, au milieu des lumières des « néophytes *? »
Il faut citer des passages de Prudence dans les-