‹ La messe (volume 3)Chapitre 61 sur 341 · D’Achery, II · texte numérisé non relu

D’Achery, II

Boll., 20 juillet, p. 97.

5. De Longuemare, Essai historique sur leghse h>amt- Hilaire, i85j.

Les conciles, par leurs décrets, intervinrent pour engager les fidèles et les princes à participer aux dépenses du luminaire. Le canon y5 du concile de Meaux (8q5) ordonne que les prêtres reçoivent des décimes pour relever les toits de l’église « et « luminaria exinde competenter provideant. »

Dans un de ses capitulaires, Louis le Débonnaire (823) écrit aux évêques pour leur recommander de ne pas toucher aux manses données pour le luminaire des églises, çon plus que les archidiacres, et de fournir ainsi le bon exemple aux prêtres auxquels ils défendent de tels détournements.

En effet, les fidèles aimaient alors léguer leurs bienS pour cette pieuse destination1.

Je ne sais si des recommandations semblables étaient nécessaires; il est certain du moins que saint Aldric, évêque du Mans, n’avait pas besoin d’être rappelé aux règles de la délicatesse et d’avoir sous ce rapport son zèle stimulé; il nous a laissé dans sa constitution de 840 une preuve de l’intérêt qu’il portait à l’illumination de son église : « Doi- « vent brûler, dit-il, chaque nuit, dans l’ancienne « église, trois luminaires d’huile, depuis le soir « jusqu’au matin, un de cire quand le temps l’in— « diquera, aux nocturnes, aux matines, chaque « nuit dix luminaires d’huile et cinq de cire, trois « devant l’ancien autel, quatre devant l’autel de « la sainte Trinité, etc. — Aux fêtes des saints, « vingt, et dans toutes les nuits dominicales il est « ordonné qu’on allume trente luminaires d’huile « et cinq de cire; dans les grandes fêtes un plus « grand nombre, c’est-à-dire, quatre-vingt-dix « d’huile et dix de cire », etc.

Les chandeliers liturgiques au ixe siècle étaient encore posés à terre devant l’autel; nous les avons vus dans cette position depuis l’origine, et les monuments carlovingiens les figurent encore de la sorte. Dans l’ivoire de Francfort (PL IX), deux chandeliers placés au pied de 1 autel, à droite et à gauche du célébrant, laissent passer au-dessus de la table sacrée leur partie supérieure, c’est-à-dire le chapiteau feuillé qui sert de bobèche et les fuseaux et bagues qui composent la tige. (PL IX et CCXCVII.)

Dans un des petits émaux de la Pala d Oro de

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