‹ La messe (volume 3)Chapitre 63 sur 341 · Hefner, I, PI. lxxiv · texte numérisé non relu

Hefner, I, PI. lxxiv

XP SIÈCLE.

Dans les lois d'Edgar (f 9751,011 lit qu’après avoir recommandé que tout soit parfaitement propre et décent dans l’église, on se garde d’oublier les lumières pendant la messe : « Et semper « in ecclesia lumen ardeat, dum missa decan- « tetur. »

Un psautier du xe siècle (ms. Harl., 6o3) nous montre l’image d’un chandelier porté sur trois pieds, la tige coupée par deux nœuds qu’accompagnent des rondelles et surmontée d’un long cierge qui sort de la bobèche L

Le ménologe du Vatican nous offre encore ici d’intéressants renseignements ; une de ces miniatures montre, derrière la croix processionnelle qu'on encense, une foule nombreuse pourvue de cierges. Cette image rappelle les illuminations splendides dont les auteurs parlent à Constantinople. (PL CDV et CDXIX.)

Au 3o décembre, à la fête de saint Timon, nous voyons de chaque côté du saint deux chandeliers entre des arbres; ces chandeliers ont leurs tiges formées de fuseaux qui alternent avec des carrés ou des boules aplaties. Au-dessus de la bobèche, une pointe sert à fixer le cierge, un trépied forme la base.

A la fête de la Présentation, une foule suit les parents en portant des cierges1 2. Le même sujet, par un miniaturiste plus moderne d’un siècle, est représenté dans les homélies du moine Jacques3.

A la fête de saint Basile, en haut d’un édifice, sur l’angle, le peintre a placé un flambeau d’une forme très simple; il est trapu, cylindrique, élevé sur un double socle, terminé par une moulure audessus de laquelle est la pointe pour le cierge.

XIe SIÈCLE.

Une des fresques de Saint-Clément, qui occupe le milieu du narthex, nous offre pour la première

Page 1