Id., PI. lxxiii
fois deux chandeliers sur l’autel et représente le prodige qui, d’après la légende, accompagna le martyre de saint Clément. Les deux chandeliers ’ ont la forme primitive, celle des fresques de Naples; ils ont la broche pour ficher le cierge, la bobèche, la tige de fuseaux alternés de boules, le trépied. Ils sont posés sur l’autel drapé. Je n’ose, malgré leur position, les offrir comme un exemple de l’usage des cierges sur l’autel, car il ne semble pas que l’église soit préparée pour la messe; de plus, sur la peinture contemporaine qui figure saint Clément célébrant, l’autel n’a pas de cierges. (PI. DLXXV.)
Dans un évangéliaire de la Bibliothèque de l’Université, à Prague, qui est du xiesiècle*,on voit aussi deux hauts chandeliers placés sur l’autel; mais ici encore il semble plus qu’ils soient en l'honneur d’un reliquaire que pour l’acte liturgique.
Au-dessous, la fresque de saint Clément contient aussi un sujet intéressant pour l’histoire des cierges. Benon de Rapiza et son épouse Marie, accompagnés de leurs enfants, viennent porter des cierges et des couronnes devant l’image du saint pontife, figurée dans un médaillon2. On remarquera que les hommes portent seulement des cierges et que les femmes y joignent des couronnes; Marie en présente deux, sa fille Altilia une seule; cette dernière l’a passée dans le cierge lui-même.
Dans un spicilège de Ravenne, il est question d’un chandelier de fer avec dix branches3, dont un infirme fit l’offrande à l’église de Classe, pour remercier de sa guérison le saint qui la lui avait obtenue.
Le duc Robert (f io85 ) donne à Saint-Benoît des candélabres de cristal et d’onyx montés d’argent ; « Candelabra de cristallo et onichino atque « argento, parium 1. Alia candelabra argentea « cum malis cristallinis, parium 1 4. »
La trabe dont nous nous sommes occupé à propos des iconostases était souvent couverte de cierges. Didier (-J- 1087) en avait fait élever une