‹ La messe (volume 3)Chapitre 66 sur 341 · Dessin du P. Latil. Voyez vignette · texte numérisé non relu

Dessin du P. Latil. Voyez vignette

Le bréviaire du mont Cassin, que nous possédons à la Bibliothèque Mazarine, sur une miniature représentant la Cène, offre l'image d’un petit cierge fiché sur la pointe d’un haut candélabre avec tige élancée, nœuds dorés et large bobèche.

Au monastère de Fleury, le jour anniversaire de la translation des reliques de saint Benoît, on suspendait au-dessus de l’autel des cierges allumés dans des lychni ; il arriva une fois que, malgré les recommandations de vigilance qu’on avait données au frère gardien, tandis que les religieux étaient à table, le cierge tomba sur l’autel au milieu de tous les voiles qu’on y avait amassés pour la fête. On considéra comme un miracle que cet accident n’ait pas produit un incendie1. Nous apprenons par ces détails que les cierges n’étaient pas encore là sur l’autel, mais suspendus audessus de l’autel.

Il est question pour cette même abbaye de deux chandeliers d’argent d’un travail merveilleux et ne pesant pas moins de trente marcs, que les religieux furent obligés en 1 1 38 de livrer comme tribut2.

Dans la chronique versifiée des archevêques de

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