Recueil des Hist. des Gaules, XI
Barbier de Montault, Congres arch., 1 883, p. 3g6.
XIe SIECLE.
Cambrai, il est parlé de candélabres d’argent pesant plus de 3o marcs1 :
Duo 2 donant candelabra De argento purissima Quæ de marchis plus triginta Sunt honeste composita.
Nous voyons paraître à l’époque romane un genre de chandeliers qui semble lui avoir été particulier; ce sont de petits flambeaux peu élevés, de omi5 ou om20, et sur lesquels l’imagination des orfèvres s’épuisait pour entrelacer des dragons, des animaux fantastiques et enchevêtrés. Leur apparition doit signaler la présence définitive des flambeaux sur l’autel. En effet, un chandelier posé à terre devait avoir im5o de haut pour dominer l’autel, et cette diminution dans leur dimension indique un nouvel usage. Les collections publiques ou privées nous en offrent une multitude de spécimens3.
Les orfèvres rhénans surtout en exécutèrent en grand nombre 4 5.
On en trouve de plus simples qui se rattachent cependant à la même catégorie, comme le flambeau exposé à Vienne en 1 874 3, comme celui de Munich, qui, au lieu de dragons, n’offre à sa base que des imbrications ajourées6.
Ces flambeaux trapus ne sont pas le seul type que les orfèvres romans nous aient laissé; nous voyons encore, comme produits de leurs ateliers, des chandeliers plus élevés, à tige élancée et quelquefois nouée, portée sur un trépied. De ce nombre sont les chandeliers d’Hildesheim 7 8. De ce nombre encore les chandeliers de Klosteran s avec chapiteau feuillé, tige ornée de rinceaux en spirales avec noeuds haut et bas; pied qui se compose