‹ La messe (volume 3)Chapitre 8 sur 341 · Peristeph., Hymne, II, 69. Migne, II, p. 3oo · texte numérisé non relu

Peristeph., Hymne, II, 69. Migne, II, p. 3oo

ceps de vigne jetant autour d’eux leurs tiges flexibles, des rameaux dont les petits calices de verre ressemblaient aux fruits brillants; ou, quand on les avait allumés, c’était comme l’éclosion soudaine de fleurs printanières, une jonchée de fleurs embrasées à travers l’espace; c’étaient de radieuses étoiles dont les rayons pressés et l’abondante lumière perçaient les lourdes ténèbres. »

Paulin, en comparant ses lustres à de flexibles rameaux dont les fruits étaient rappelés par les godets en verre de couleur, n’a pas été l’inventeur ni de la comparaison, ni de la chose; de son temps, en effet, nous trouvons des bronzes sur lesquels paraissent calquées ses images. C’est d’abord le ravissant lampadaire du musée de Naples, qui s’épanouit dans le haut en plusieurs rinceaux au bout desquels pendent des lampes; c’est un autre du même genre, aussi trouvé à Pompéi, et publié par Mazois1; c’est surtout un bronze très curieux dans l’espèce et que nous avons remarqué dans le musée des Antiques, à Bruxelles. Ce bronze représente un arbuste d’assez grande dimension, au naturel, avec les irrégularités du tronc et des branches, et qui porte suspendues des lampes à l’extrémité de ses rameaux, à peu près comme les jours de fête nous avons coutume d'élever des lanternes vénitiennes aux branches des arbres.

Sarcophage de Junius Bassus.

Il est vrai que ces bronzes ne sont pas précisément des lustres comme ceux dont parle saint Paulin, mais il ne serait pas fort difficile de trouver

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