‹ La messe (volume 3)Chapitre 9 sur 341 · partie, PI. li · texte numérisé non relu

partie, PI. li

ORIGINES

des monuments tout à fait analogues; nous citerons, par exemple, dans le sarcophage de Junius Bassus1, un appareil pendu sous une des arcades, lequel semble destiné à l’éclairage, et qui porte autour de lui des rinceaux. Nous citerons surtout le lustre trouvé à Djemila, composé d’un petit plateau central autour duquel rayonnent cinq branches auxquelles étaient jadis suspendues des lampes 2.

Les comparaisons que nous trouvons dans Paulin étaient déjà employées par Pline, lorsqu’il parle des Lichnuchi arborum modo mala ferentium lucentes; on les rencontrera encore au vie siècle dans les vers du Silentiaire décrivant les candélabres de Sainte-Sophie 3.

Saint Paulin ne nous a pas seulement laissé dans ses poèmes la description de la splendide illumination de sa basilique. A propos d’un clerc chargé du soin des lampes, et qui se creva l’œil, il nous fournit d’intéressants détails sur leur suspension; en ôtant la lampe, ce jeune homme avait oublié de retrousser la corde de la suspension, et quand il revint au milieu de l’obscurité, son œil fut saisi par un des crochets de fer. Le texte nous offre plusieurs enseignements; il nous apprend que les lampes étaient suspendues au milieu de la hauteur de l’église.

In medio tecti cameram inter humumque.

La lampe de verre était munie de trois oreilles percées de trous dans lesquelles pénétraient autant de crochets de fer, crochets sans doute flexibles, pour qu’ils pussent, livrés à eux-mêmes par l’effet du ressort, retenir la lampe :

Trijugum supremo staminé ferrum

Quo vitreæ inseritur penetrabilis ansa lucernæ

Auritusque calix tribus undique figitur uncis.

On a retrouvé dans les fouilles de Poitiers, qui ont mis à découvert un hypogée chrétien, des calices de verre qui devaient ressembler à ceux de saint Paulin; on en a trouvé aussi ailleurs du même genre.

Paulin indique ensuite de quelle façon la mèche

1. Garrucci (PI. cccxxx) croit y voir une couronne. L’hypothèse de Bottari me paraît plus plausible.

2. Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie , PI. cv, fig. 12.

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