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CHANDELIERS

A Saint-Étienne de Sens on remarque un grand cierge parmi les colonnes qui composent le premier grand pilier à main droite en entrant dans la nef; c’est une longue colonnette tronquée, surmontée de flammes ; elle traverse les chapiteaux des piliers et s’élève jusqu’aux voûtes L

A Saint-Maurice d’Angers, le cierge pascal restait posé toute l’année sur une colonne de marbre haute de 3 mètres placée devant le maître-autel1 2.

L'Allemagne, au xme siècle, ne paraît pas avoir renoncé au style de chandeliers dont ses orfèvres ont fabriqué un si grand nombre au xne. On voit par exemple un petit chandelier au musée de Klagenfurth 3 qui a conservé la silhouette, la bobèche supportée par les chimères et les entrelacs du trépied. Ces entrelacs offrent encore des dragons enchevêtrés; leurs traits seulement deviennent encore plus méconnaissables et leurs membres sont ornés de hachures parallèles qui caractérisent ce style. Lorsque l’on compare cet objet aux beaux produits de l’orfèvrerie rhénane que nous avons précédemment examinés, on conviendra que ces écoles paraissent très déchues et que les Limousins, avec leurs procédés nouveaux de décoration, devaient acquérir une vogue aussi juste que prépondérante.

Les chandeliers de Saint-Pierre de Fritzlar avec le nœud et aux pieds les dragons fantastiques, sont attribués à 1200 et peuvent servir de spécimens de l’attachement des orfèvres aux traditions romanes h Ils sont cependant assez hauts. (Planche CDXLVIII.)

Les vitraux de Klosterneubourg, qui sont du xme siècle, nous montrent sur la table sacrée deux chandeliers fort élevés, placés l’un à côté de l’autre et surmontés de grands cierges. Ils sont placés au bord 3, sur une riche nappe frangée avec zone de pierreries, etc. Une lampe est suspendue derrière le prêtre.

1. Tarbé, Description historique de l’église métropolitaine de Saint-Étienne de Sens, 1841, in-8°, p. 26.

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