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D. Guéranger, Institutions lit., III

tropaires' , lectionnair es, pontificaux, me'nolnges, calendriers , livres notés soit pour la messe, soit pour l’office canonical, appartiennent encore à la liturgie. ( Advedichian , Migne, 814.)

On ne sait pas au juste à quelle date remonte le nom de missel , mais on trouve ce mot dans Egbert d’York, qui l’emploie en 732 2.

On croit que les écritures sacrées furent, comme le titre de la croix, en hébreu, grec et syriaque. On peut dire que la langue grecque, déjà sanctifiée par la version des septantes, par le privilège d’avoir reçu en original le livre de la Sagesse et le second des Macchabées, et enfin la plupart des livres du Nouveau Testament, fut bientôt proclamée par le fait la langue chrétienne par excellence. Les trois langues régnèrent dans le sanctuaire jusqu’à la paix de l’Église 3.

Les monuments écrits et figurés s’accordent à faire remonter à l’origine même de l’Église celle des livres liturgiques.

Eusèbe nous dit que saint Pierre autorisait l’usage de l’Évangile de saint Marc. La fameuse fresque du cimetière de Priscille, qui date presque des temps apostoliques, nous montre un rouleau dans la main du prophète qui est debout devant la madone *.

Les lecteurs qu’on mentionne dès le 11e siècle prouvent, par leur nom même, l’existence d’écritures sacrées. Saint Cyprien (25o) parle d’un confesseur qu’il avait ordonné lecteur et qui lisait dans l’ambon les préceptes et l’Évangile du Seigneur.

Celse, au milieu du 11e siècle, nous dit avoir vu, entre les mains de certains prêtres chrétiens, des livres barbares dans lesquels il était question des noms et prestiges des démons5.

Dans les actes du martyre de saint Félix (25o), de Tubyza en Afrique, il est dit qu’on enlèverait aux prêtres et aux évêques leurs livres par la force, s’il était nécessaire. Dans le même récit, le prêtre Januarius et les lecteurs Fortunatus et Septi-

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