‹ La messe (volume 3)Chapitre 91 sur 341 · Origenes contra Celsum, lib. VI, v°, 40. D. Guéranger · texte numérisé non relu

Origenes contra Celsum, lib. VI, v°, 40. D. Guéranger

ORIGINES

mianus déclarent que l’évêque a la garde des livres.

En 140 saint Justin, décrivant la célébration de la messe, dit : « Les commentaires des apôtres et les écrits des prophètes sont lus quand le temps le permet.» (Apol. 1. c. 67.) Une leçon des Evangiles était sans doute comprise dans ces paroles1.

On croit découvrir sur l’inscription grecque de la statue de saint Hippolyte au Latran la mention des livres qu’il aurait composés (vers 220).

D. Guéranger, pour prouver que les livres existaient déjà pendant les persécutions, nous dit qu’on trouve des préfaces et des oraisons pour la messe dans le sacramentaire de l’Eglise romaine, qui rappellent les souffrances des martyrs, et qu’on ne retrouve plus dans le sacramentaire de saint Gélase. Le style de ces oraisons est antérieur aux papes Silvestre et Jules. Malheureusement, les actes des martyrs, conservés dans les archives des églises, furent brûlés en grand nombre.

Ce qu’on peut dire de la liturgie romaine peut être répété de l’ambrosienne; s’il n’est pas douteux que saint Ambroise ait travaillé aux livres de l’église de Milan, il n’est pas moins certain que ces livres existaient avant lui et qu’il n’a fait que les corriger et les compléter.

On conserve, dans le trésor de Saint-Marc de Venise, un manuscrit enfermé dans une capsa du xii® siècle, et qu’on dit être l’original de l’évangéliaire de Saint-Marc 2.

On peut trouver une preuve de l’antiquité des livres dans l’existence de bibliothèques dès le 111e siècle. Les plus anciens documents de l’histoire ecclésiastique parlent de ces collections qui renfermaient des écrits ecclésiastiques et liturgiques. — Eusèbe et saint Jérôme, qui avaient consulté entre autres les bibliothèques de Jérusalem et de Césarée, nous apprennent qu’il y en avait de fort importantes.

La règle de saint Pacôme (292-348) offre de curieux détails sur le classement et la distribution des livres, sur le soin qu’en devaient prendre les lecteurs, et, ce qui semble supposer une grande quantité de livres, elle veut que deux religieux y soient préposés ; chaque solitaire devait avoir son

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