Peristephanon, hymn. v. Migne, II, 38g
LIVRES LITURGIQUES
IVe SIÈCLE.
Les documents écrits ou figurés se multiplient infiniment au ive siècle pour prouver l’usage très :
Le livre composé par saint Hilaire, appelé liber hymnorum et mysteriorum, était sans doute un recueil de formules pour la célébration des sacrements.
Gennadius (De viris ill., c. 48) décrit certain livre de saint Paulin de Noie, comme un sacramentaire ou un hymnaire.
Victor de Vite (Persec. vand. 1. 12) raconte que Genséric força les prêtres à lui livrer leurs vases sacrés et tous leurs livres. (Ministeria divina vel libros cunctos.)
Saint Jérôme dit que les richesses de l’Etat passaient, depuis l’empire chrétien, à construire des églises et à orner de pourpre, d’or et de pierreries, les livres qu’on livrait naguère aux flammes : « Et divinos libros quos prius tradebat incendio, nunc deauratos et purpuratos et gemmarum varietate distinctos in custodiam Romani status» (Comm. Zachariæ, Gerbert, lit. 11). Il se plaint même, dans une lettre à Eustochie, du luxe des manuscrits qui faisait négliger le soin des pauvres: « Inficientur membranæ colore purpures, aurum, liquescit in litteras ; gemmis codices vestiuntur et nudus antefores Ghristus emoritur. » Tous les Pères ne se montraient pas heureusement aussi sévères : saint Ephrem loue au contraire les solitaires du ive siècle qui écrivaient en or et en argent sur des peaux teintes de pourpre, et ce luxe fut considéré plus tard comme de rigueur; si bien que nous verrons au xie siècle saint Meinwerk, évêque de Padeborn, jeter au feu le missel de son hôte, saint Heimrad, ne le trouvant pas digne de figurer dans l’office divin.
Citons enfin la lettre que Socrate rapporte dans son Histoire ecclésiastique \ et que Constantin adressait à Eusèbe de Césarée pour lui recommander le soin des livres : « Je désire que votre Prudence fasse écrire 5olivres des Saintes-Ecritures qui vous paraîtront le plus nécessaires à l’Eglise; que ce