‹ La messe (volume 3)Chapitre 96 sur 341 · livre à des hommes qui se détournent pour ne pas y lire L · texte numérisé non relu

livre à des hommes qui se détournent pour ne pas y lire L

La belle mosaïque de Sainte-Pudentienne, à laquelle on a enfin restitué sa véritable date du iv° siècle, présente des livres ouverts dans les mains de saint Pierre et du Sauveur, qui tient cette légende : Dominus conservator ecclesiœ Pudentianæ2. On remarquera, comme sur la plupart des monuments de ce temps, que la forme des livres est à peu près celle de nos albums.

Les sarcophages fournissent pour les livres une ample matière d’informations.

Sur ces marbres antiques les apôtres ont souvent des rouleaux. — Quelquefois les rouleaux, surtout dans les mains des orantes, portaient comme des diptyques les noms du mort.

A Pise, au Campo-Santo et à Rome, au palais Feoli, des sarcophages offrent l’image d’un lecteur assis auprès d’une femme debout ; ils nous montrent la manière dont on lisait les rouleaux, qui se développaient pour se refermer, à mesure que la lecture avançait ; ils nous prouvent aussi que l’écriture, tracée dans le sens de la longueur, était divisée en colonnes, car des lignes de toute la longueur eussent été presque impossibles à suivre.

On voit aussi ces lecteurs sur des monuments aux musées de Latran et de Ravenne3.

Au musée d’Arles, les sarcophages que M. Le Blant attribue pour la plupart au iveou au vesiècle, présentent de nombreux spécimens de rouleaux.

Nous citerons pour l’étude de ces rouleaux les sarcophages à Salone, Narbonne, Rodez, Alger, Leide. Dans ce dernier, le Sauveur bénissant les enfants tient de la main gauche un rouleau déployé. — A Marseille, on le voit avec un rouleau fermé et même noué dans le milieu par un large ruban. (PI. CDLXI.)

Nous pouvons déjà, au ivesiècle, offrir pour l’histoire des livres liturgiques, mieux que de simples images, mais des manuscrits; nous conservons même le nom d’un de leurs calligraphes. On possède

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