‹ La messe (volume 3)Chapitre 97 sur 341 · Garrucci, PI. ccclxx, ccclxxi, cccxix, cccxxxix · texte numérisé non relu

Garrucci, PI. ccclxx, ccclxxi, cccxix, cccxxxix

LIVRES LITURGIQUES

à Vercelli l’évangéliaire qu’on dit avoir été écrit par saint Eusèbe, l’évêque de cette ville (-^ 3 7 1 )

Libri2 possédait dans sa collection un papyrus copte du ive siècle qui peut bien donner idée delà façon dont on se servait alors des rouleaux liturgiques. En effet, ce volume est serré par des bandelettes croisées, jaunes et ornées de quatre ou cinq raies verdâtre-bleu ; elles sont assujetties par le sceau primitif. On dut conserver très longtemps en Orient les usages antiques relatifs aux livres, car nous voyons sur une mappemonde du xve siècle des représentations de registres et de rouleaux qui ressemblent beaucoup à celles que nous venons d’examiner.

Au moment de la lecture de l’Evangile, on brisait le sceau qui le fermait ; le sceau, selon Ciampini, était pour rappeler l’Apocalypse, et en même temps une garantie contre les fraudes des hérétiques.

Ve SIÈCLE.

On sait que le pape Gélase, à la fin du ve siècle (-J- 496), compila son sacramentaire, qui fut remanié par saint Grégoire et devint l’origine de notre missel; ce nouveau code liturgique, auquel les églises des Gaules firent d’importants emprunts, ne fut pas une innovation, mais un recueil de prières liturgiques plus anciennes. Le ve siècle fut donc une époque de renouvellement sous ce rapport, et les livres liturgiques nous apparaisssent enfin, non plus derrière des descriptions et des images, mais au milieu de leur magnificence même. — La calligraphie devient unegloire pour ceux qui l’exercent. Theodose le Jeune se fait honneur de pratiquer cet art, un concile l’ordonne aux moines.

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