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Frisi, Memorie délia chiesa Mon\ese, p

CALICES

de riches calices; celui du xe siècle mentionne : « Calix i aureus cum sua patena. » Le second inventaire « calices n aureos cum patenis, calices n « argenteos cum patenis. » Après celui de 1042 qui reste silencieux sur ces objets, l’inventaire de 1275 décrit ainsi les calices qui se trouvaient au xme siècle dans le trésor : « Septem calices usuales « quorum tria sunt de loris in promptu — calix « unus aureus cum duabus manicis et multis « gemmis — alius calix argenteus deauratus sine « gemmis, cum duabus manicis — calix unus « magnus auri cum duabus manicis, ornatus lace pidibus pretiossis et multis perlis, in quo defi- « ciunt xvii perle sive gemme. » L’inventaire de 1277 : « Calicem unum magnum argenti decora- « tum ubique. » Celui de i3q5 : « Calices quatuor « auri cum patena, marcharum xxx unz. mi. 1/2. « Calix argenti. » Ces descriptions nous donnent une idée magnifique de ces vases qui, malheureusement, n’existent plus et que nous devons rechercher sur les images qui nous en restent. Ces images sont au nombre de trois : les bas-reliefs du portail, un bas-relief du xive siècle qu’on voit dans le transept de l’église, enfin une peinture du xve siècle que Mgr Barbier de Montault a soigneusement décrite et qu’il nous a permis de reproduire d’après sa copie. Nous avons gravé ces documents. (PI. CCLXXXI.)

Nous suivrons Mgr de Montault dans les savantes descriptions qu’il en a faites :

i° On sait que la façade de l’église de Monza est du xive siècle, ce que son ornementation en damier permet de reconnaître à première vue ; mais comme cela eut lieu dans la construction de Notre- Dame de Paris, oü on inséra un bas-relief roman dans un des portails, Campione (-f- 1 386) plaça audessus de l’entrée restaurée un bas-relief du xue ou xme siècle qui servait de tympan dans l’ancien édifice. Ce tympan se partage en deux zones ; la plus basse représente le baptême de Notre-Seigneur, la plus haute montre Théodelinde se vouant à saint Jean-Baptiste et lui offrant des présents; le sculpteur a pris occasion de ce sujet pour représenter les plus importantes pièces du trésor : une croix épaisse, à bras égaux; deux calices, dont l’un à coupe profonde et anses sur les côtés; un calice ansé, qui porte des pierreries sur ses anses, sur le pied et sur des bandes verticales et horizontales qui traversent tout le vase; le plateau avec la poule et

les poussins. Ce dernier trait prouve que l’auteur a copié réellement des objets du trésor, et, de plus, des objets de l’origine, car nous ne retrouverons pas dans les calices romans le style qu’il leur a prêté et qu’on distingue malgré la grossièreté du dessin. Les anses en forme de lyre ont été signalées sur les vases des marbres mérovingiens, la distribution des gemmes est aussi caractéristique d’une haute époque. Le reste du basrelief nous fournit encore l’image d’un plateau et d’un vase que Théodelinde a donné à saint Jean, une couronne gemmée de laquelle sort une croix, et enfin du côté opposé, derrière Agilulfe, trois couronnes gemmées où des verres de couleurs, pour les calices, imitent les pierreries. Toutes ces images portent trop fidèlement le caractère du vie ou vne siècle, pour que nous hésitions à y reconnaître, sous ces copies, des modèles antiques.

20 Le second document figuré est un bas-relief du xive siècle retraçant le couronnement de l’empereur, qui faisait autrefois partie de l’ambon ; ainsi qu’il était d’usage dans ces circonstances solennelles, les plus belles pièces du trésor étaient exposées sur l’autel : une ancienne croix processionnale transformée en croix d’autel par l’adjonction d’un piédouche, quatre couronnes suspendues à la pergula, et enfin trois calices dont un avec anses. Au temps de Campione, on ne garnissait plus d’anses les vases sacrés, on ne les sertissait plus de lames de métal, comme on le voit ici, et comme l’exigeait l’emploi des coupes de sardoine ou de verre, trop fragiles pour n’être pas ainsi défendues. Par conséquent nous sommes obligé de voir dans ces objets des copies de vases anciens, mais nous devons reconnaître que le sculpteur s’est laissé distraire de ses modèles par les formes qu’il voyait autour de lui; soit négligence de copie, soit que certaines coupes aient été remontées sur des pieds nouveaux, il a supposé des tiges polygones, des nœuds, des piédouches qui sont de huit siècles plus modernes que Théodelinde. Cette image a donc une valeur archéologique très inférieure à la précédente.

3° La peinture du xve siècle que l’on voit encore dans la librairie de l’église de Monza l, bien que plus moderne, nous fournit des renseignements

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