Bull, d’archéologie, 1878, p
Pérouse : « De donis Dei et domni Pétri utere Félix cum gaudioi. »
Fortunat, au chapitre xiv de ses poésies, nous a laissé ces quatre vers qui devaient être inscrits sur le calice lui-même, comme l’énoncé de la pièce « de calice Leontii episcopi » et le mot offert le font supposer :
SUMMUS IN ARCE DEI PIA DONA LEONTIUS OFFERT, VOTIS JUNCTA SACRIS, ET PLACIDINA SIMUL.
FELICES, QUORUM LABOR EST AI.TARIBUS APTUS, TEMPORE QUI PARVO NON PERITURA FERUNT.
Le poème suivant, en l’honneur de saint Léonce, confirme cette hypothèse en parlant de ses libéralités envers les autels qu’il dota de vases sacrés :
Muneribusque piis dotasti altaria Christi,
Cum tua vasa ferunt viscera sancta Dei.
Nam cruor, et corpus Domini libamina summi ,
Rite ministerio (ministerium), te tribuente, venit2.
Voici encore pour le vie siècle un souvenir de vases sacrés en métaux précieux, qui n’étaient pas alors d'un usage général. On raconte, dans la vie de saint Gall, qu’il avait reçu le présent d’une coupe d’argent pour être distribué aux pauvres. Magnoald désirait réserver la coupe pour en faire un calice, mais le saint répondit : « Mon maître saint Colomban a coutume d’offrir le sacrifice du salut dans des vases de bronze, parce que Notre Sauveur fut attaché à la croix par des clous de bronze » 3.
La France a la gloire d’offrir mieux que des images ou des souvenirs écrits pour composer l’histoire de ses antiques calices; elle possède un monument insigne dont il est temps de nous occuper. En 1825, une bergère du village de Gourdon, situé dans l’arrondissement de Chalon-sur- Saône (ancien royaume de Bourgogne), découvrit un riche trésor, presqu’à fleur de terre, sous une large brique romaine ; on y trouva un calice, un plateau d’or massif et cent quatre médailles d’or des empereurs d’Orient, dont une de Léon (457- 474), une de Zénon (474-491), soixante-dix-sept