‹ La messe (volume 4)Chapitre 124 sur 335 · IV — I I · texte numérisé non relu

IV — I I

CALICES

sieurs autres types de calices; vases sans anses, avec des paons sur les lèvres, vases du genre dit Médicis, entre des plantes et des oiseaux, ou portant des ornements sur la panse et des anses à double courbure.

Parmi les trésors de la Laurentienne à Florence, on peut mentionner aussi le manuscrit du monastère de Montamiata, dans lequel un calice est peint devant le temple avec cette désignation : Labrum. Ce vase est dans le genre des calices de marbre; il se distingue seulement par un joli rinceau sculpté sur la partie supérieure de la panse.

Le manuscrit de Cambridge, qu’on croit du vie siècle, figure dans la représentation de la Cène un calice demi-ovoide dans le genre des nôtres, forme qu’on retrouve loin de là, à Saint-Aventin (près de Luchon), sur un bénitier1.

Nous ne pouvons terminer notre chapitre de l’histoire des calices au vie siècle sans mentionner un objet dont Grégoire de Tours parle souvent, le ministerium qui semble avoir un rapport direct avec les vases sacrés.

Grégoire le Grand se sert plusieurs fois dans ses lettres2 de l’expression dans le sens du mobilier de l’église, comme on le voit dans son épître

au sous -diacre Anthemius : « . ministeria

« antefatæ ecclesiæ Hebræo cuidam, quod dici « nefas est, vendiderunt : id est, in argento calices « duos, coronas cum delphinis duas, et de aliis « coronis lilios, pallia majora sex, et minora « septem . »

Le fameux vase de Soissons faisait partie du ministerium : « de quadam ecclesia urceum miræ « magnitudinis ac pulchritudinis hostes abstu- « lerunt3, cum reliquis ecclesiastici ministerii « ornamentis. »

Childebert rapporta d’Espagne « inter reli- « quos thesauros ministeria ecclesiarum pretio- « sissima... sexaginta calices, quindecim patenas, « viginti Evangeliorum capsas detulit . » 4.

Dans la pensée de Grégoire de Tours le ministerium était distinct du mobilier lui-même; on le

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