CALICES A PIEDS ELEVES
un des plus anciens signes cruciformes 1 et que les dauphins sont répétés dans les monuments de Pépigraphie chrétienne.
Rappelons encore ici un bas-relief de Faverie, que nous avons gravé dans le chapitre des autels (PL XXXVIII) et qui nous offre l’image d’un calice assez riche, ansé, décoré de losanges sur le col, de feuilles sur la panse.
Les miniatures anglo-saxonnes, le livre de Kells notamment, peuvent être invoqués comme témoignages figurés de calices du viic siècle. Nous en signalerons un dont le pied demi-sphérique n'est presque pas inférieur au diamètre de la coupe, et qui est muni d’un nœud énorme; un autre composé d’un large cône repose directement sur un pied hémisphérique 2.
Certains calices de forme singulière, avec des pieds très allongés, offrent un genre à part; ils apparaissent dès le vne siècle, ce qui nous engage à les exposer ici dans notre recueil. (PI. CCLXXXIX.) Un triens de Cahors, que M. de Barthélemy a bien voulu nous communiquer, appartient déjà à ce type ; sa coupe est portée sur une tige élancée, et deux oiseaux viennent s’y abreuver.
A Venise, dans les clôtures du dôme de Torcello, un bas-relief nous montre une coupe portée sur une colonnette où deux paons becquètent les raisins qui y sont entassés. (PL CCXXIX.) La colonnette est octogone , sa base formée de deuxtores, d’un cavet et d’une plinthe.
Sur la porte latérale de l’église del Carminé, à Venise, on avait placé un bas-relief qu’on juge à première vue étranger au style de l’église; c’est un médaillon que le moyen âge a encadré de cercles denticulés et qui renferme deux paons puisant dans une coupe élevée sur une colonne, colonne qui peut être l’autel lui-même.
Le père Cahier 3 donne le dessin d’une trompe