‹ La messe (volume 4)Chapitre 138 sur 335 · Nouveaux mélanges, 1874, p · texte numérisé non relu

Nouveaux mélanges, 1874, p

Un chapiteau roman trouvé à Saint-Quentin présente deux oiseaux mangeant avidement dans la même coupe.

E. Fleury, Antiquités et monuments du département de l’Aisne, III, p. 92.

Cette forme traversa tout le moyen âge en Italie. Nous '<

d’ivoire dont un des sujets figure une coupe placée i sur un autel où deux oiseaux viennent puiser avec ardeur ; il ne se prononce pas sur l’âge de ce petit bas-relief qui rappelle le précédent; mais d’après les autres sujets, notamment un bon Pasteur tenant la brebis sur les épaules, il est permis de le considérer comme mérovingien.

M. Schône, directeur du musée de Berlin, nous a communiqué le dessin d’un marbre faisant partie de ses collections et dont le sujet est analogue : deux paons portés sur des feuillages boivent dans une coupe dressée sur une colonne circulaire et ornée d’un nœud. Au-dessous, un cerf complète l’allusion symbolique et se désaltère à une fontaine. Il n’est pas douteux, dit l’abbé Martigny, que le cerf avec le vase n’ait une signification eucharistique, et si nous ne la voyons pas plus souvent développée dans les œuvres des Pères, il ne faut attribuer ces réticences qu’aux rigoureuses prescriptions de la loi du secret h L’origine de ce marbre qui provient de Venise, explique la conformité de son style avec ceux de Torcello et del Carminé. (PL CCLXXXIX.)

Je ne crois pas ce type tout à fait spécial à l’Italie, nous l’avons déjà rencontré sur une monnaie de Cahors , nous l’avons dessiné encore sur la façade romane de Saint-Porchaire,'à Poitiers. (PL CCCXII.)

On le retrouve même en Orient; M. Texier a dessiné à Thessalonique un tombeau servant de vasque à une fontaine près de la mosquée d’Eski- Djouma ; il est orné de quatre arcades séparées par des pilastres noués ; dans la troisième deux oiseaux boivent au même calice : « C’est , dit M. Texier, chez les Byzantins le symbole de l’Eucharistie. » Le pied du calice est très élevé et formé d’entrelacs, la coupe est feuillagée, le socle porte aussi des ornements 2.

Faut-il voir dans ces images l’expression réelle de calices liturgiques ? Les coupes à pieds élevés n’ont pas été inconnues des anciens 3, et ont pu servir pour l’usage eucharistique dans l’antiquité ; ce qu’on doit croire surtout, et ce que les calices

avons trouve dans une maison de Pise un grand calice accosté de deux oiseaux; de même sur un des bas-reliefs de Saint-Michel de Pavie.(Pl. CCLXXXIX.)

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