‹ La messe (volume 4)Chapitre 14 sur 335 · Martigny, p · texte numérisé non relu

Martigny, p

Mabillon, Liturg. gallic., II, 5, 24.

Un aveugle fut guéri à Saint-Martin après avoir communié à l’autel. (Grégoire de Tours, De mirac. s. Mart., II, p. i3. )

5. Ut sacerdotes et levitæ ante altare communicent, in choro clerus, extra chorum populus (40 concile can., 17).

D. Martène, De ritibus.

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MESSE

COMMUNION

« quelqu'un veut participer au corps immaculé « pendant le temps de la synaxe, et qu’il désire « s’approcher de la Communion, qu’il mette ses « mains en forme de croix, qu’il s’approche ainsi « et reçoive la grâce de la Communion. Ceux qui « se servent pour cela de vases d’or ou d’autre « matière à la place de la main, ne doivent pas « être admis, car c’est préférer une matière ina- « nimée et inférieure à l’image de Dieu. »

Nous lisons dans Grégoire de Tours ces mots qui sont d’une clarté parfaite : « Sume tibi Eucha- « ristiæ particulam atque impone ori tuo.» ( Hist ., lib. X, cap. viii.)

On ne peut savoir précisément jusqu’à quelle époque dura, dans l’Eglise romaine, la coutume de mettre l’Eucharistie dans les mains. Grégoire le Grand (-J- 604) affirme ( Dialog . III. c. ni) que le pape Agapet (535-36) déposa l’Eucharistie dans la bouche d’un homme muet et estropié; cette circonstance laisse supposer que l’usage contraire 11’était pas général.

On raconte dans la vie de saint Eloi (-{- 659) qu’un malade, pour se guérir, revêt le manteau du saint et s’appuyant sur son bâton, reçoit l’Eucharistie.

Bède, à propos de la Communion de saint Ceade 1 (vers 672) à son lit de mort, dit qu’il la reçut dans sa main. Voici le texte qu’on trouve dans le livre III : a Rursus il le : «et tamen, ait, « afferte mihi Eucharistiam. Quâ accepta in « manu, interrogavit si omnes placidum erga se « animum et sine querela controversiæ ac ran- « coris haberent... »

Les Ethiopiens et les Abyssiniens communiaient, dit Bona, « ad limen sanctuarii stantes.» Le célébrant communie à l’autel, les autres prêtres autour de l’autel, le diacre derrière l’autel, les sousdiacres et les autres ecclésiastiques à l’entrée du chœur, et le peuple hors le chœur, près de la porte royale et dans un lieu appelé solea, trône de Jésus-Christ, qui est le premier endroit que l’on rencontre en sortant du chœur pour aller dans la nef.

Saint Jean Damascène (-j- 754) a désire que les tidèles disposent pour cette grande action leurs

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