‹ La messe (volume 4)Chapitre 147 sur 335 · Petits Boll., XIV, p · texte numérisé non relu

Petits Boll., XIV, p

.L Chronicon Moguntinum : « Calix major, quot marcas « habuerit. nescio. Certum autem est, quod spissitudo ejus

Il est question d’un calice ex petrci dans la donation d’Adelgastre au monastère d’Obonne (Asturies, 785) b

On a retrouvé, dans une église d’Irlande, des calices de pierre de 20 à 25 centimètres de hauteur, et dont le major Mac Eniry nous a donné les croquis ci-joints; ils sont rugueux à l’intérieur,

Calices irlandais en pierre, d'après M. Mac Enirv.

d’où nous pouvons peut-être conclure qu’ils avaient un revêtement métallique.

Si rares que soient devenues les miniatures du vme siècle, quelques-unes contiennent cependant des renseignements utiles pour les vases liturgiques. La bibliothèque de San-Lazzaro, près de Venise, nous en a fourni plusieurs que nous avons gravés (PL CGVC) : ce sont des vases mystiques, desquels surgissent des fontaines d’eau vive où des oiseaux viennent se désaltérer, les uns en forme de coupe, d’autres en cônes, tous garnis d’anses et ornés. Nous reviendrons, à propos des calices du ixe siècle, sur des manuscrits carlovingiens qui nous en présentent différentes figures.

A Sour, en Syrie, une mosaïque (701) est ornée de calices élégants, ansés, desquels sortent des branches de vigne 2.

Les marbres sont aussi à consulter. A Saint- Quénin de Vaison, un ancien sarcophage transformé en linteau de porte offre un calice ansé à col et pied cannelés, panse feuillagée presque sphérique, enfin surmonté d’une croix. M.Lenormant l’attribuait au vme siècle 3.

Parmi les grossières sculptures du baptistère de Cividale, on trouve le vase mystique à panse sphérique et garni de deux anses à double volute b

« erat digiti, habebat autem idem calix duas ansas, quæ « poterant manus replere levantis, sicut soient habere « mortarii, in quibus piperata et salsa præparantur. » (Du Cange.)

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