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CALICES
« saint Georges, de saint Hubert, des compagnons « de saint Maurice. Celui qui boit dans ce vase « est guéri de la fièvre et autres maladies. »
Le calice de bronze a figuré à l’Exposition de Cologne, en 1876, sous le n° 480; à celle de Dusseldorf en 1880 sous le n° 567; la patène à l’Exposition de Münster, sous le n° 271 b
On eut quelques anciennes habitudes à vaincre pour obliger les églises à n’employer que des calices d’or et d’argent. Saint Benoit d’Aniane2 (-f- 821) ne voulait pas s’en servir pour le saint sacrifice; il en eut d’abord de bois, ensuite de verre, d’étain; ce ne fut que plus tard qu’il consentit à introduire l’argenterie dans le service religieux. Saint Colomban et son disciple saint Gall avaient des calices d’étain, et leur exemple fut peut-être suivi après eux.
L’usage du bois fut prohibé par plusieurs conciles provinciaux aux vme et ixe siècles.
Au xe siècle, les moines de Flandre avaient encore le verre3.
Il est fait mention dans le testament d’Evérard d’un calice d’ivoire « calicem eburneum cum patena paratum unum 4 5 6. »
On peut citer aussi pour le ixe siècle des calices de pierre. Il en est parlé dans la cause d’Hincmar, au concile de Douzi (87 1), lorsqu’on lui reprochait le vol d’un calice d’onyx que le roi avait donné à l’église de Laon3.
Nous verrons bientôt de nombreux vases de cette sorte dans le trésor de Saint-Marc de Venise.
On ne pouvait avoir grande répugnance à fabriquer des calices de marbre lorsque nous voyons Raban Maur comparer les vases sacrés qui contiennent le corps du Seigneur au Saint-Sépulcre c.
1. On peut consulter : Voyage de deux bénédictins, t. Il, p. 233.
Weerth, Mon. d'art au moyen âge, PI. XXIX, n» 4.
De Linas, Revue de l’art chrétien, 1881, t. XXXI, p. 54.
2. Ann. bénéd., V, p. 198: Vasa ad Christi conficiendum corpus nolebat sibi esse argentea; si quidem primum ei fuerunt lignea, deinceps vitrea, sic tandem conscendit ad stannea.
3. Dans le concile de Tribur, si je ne me trompe, en 895, il est question de calices et de patènes de verre.
Concil. col., vol. XVIII.