‹ La messe (volume 4)Chapitre 163 sur 335 · Bible de Charles le Chauve, f» 297, v · texte numérisé non relu

Bible de Charles le Chauve, f» 297, v

Évangéliaire de Saint Gau^elin, à Nancy. — (Auguin IJist. de la Cathédrale.)

Voyez aussi pour ces renseignements :

L’évangéliaire de l’empereur Lothaire (ir° moitié du ix" siècle.)

Évangéliaire du Mans.

De Bastard, vol. II .(Id. vol. III.)

Willemin, Mon. français, pl. IX, x.

Mss. latin, 324, où l’on voit un grand nombre de calices suspendus, bassins, coupes, etc., etc.

Xe SIÈCLE. — ORFÈVRERIE ORIENTALE.

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Xe SIÈCLE.

Pendant que l’Occident gémissait sous les ravages des Normands, sous les discordes des héritiers de Charlemagne et l’envahissement de la barbarie; pendant que la papauté souffrait des sanglants désordres de Rome, l’empire d’Orient paraissait arriver à son apogée, ou du moins à un état de richesse et de prospérité qui permît aux empereurs de donner un large cours à leur goût pour l’orfèvrerie. Le trône était occupé alors par Constantin Porphyrogénète qui, non seulement protégeait les artistes, mais exécutait de sa propre main de beaux ouvrages. Jamais il n’entrait dans une église sans y laisser soit un vase sacré, soit une riche étoffe; la veille de la fête des Rameaux, il déposait sur les marches de Sainte-Sophie deux livres d’or, et, sur la sainte Table, des pièces d’orfèvrerie1. Il était d’usage à Constantinople, le jour de Pâques, de faire dans le palais impérial une exposition publique des objets les plus riches; on n’y rencontrait alors aucune œuvre de statuaire ni de peinture; tout l’art était concentré dans l’orfèvrerie et les étoffes 2.

Ce goût passionné pour l’orfèvrerie fut loin de s’éteindre à la mort de Constantin, et l’histoire nous donne des détails qui le prouvent évidemment. Jean Zimiscés, après avoir vaincu les Russes en 972, confia aux orfèvres le soin d’embellir son triomphe et les chargea même d’enrichir son tombeau.

Cet essor prodigieux de l’orfèvrerie produisit un grand nombre de riches ouvrages, dont la richesse même devait causer la perte et la dispersion. Du sac de Constantinople, qui jeta une telle quantité de ces pièces dans le monde latin, il ne reste que de rares épaves, et des prodigieux trésors qui furent alors dilapidés nous n’avons plus guère que les descriptions des auteurs grecs.

Il nous reste toutefois, heureusement pour l’histoire que nous avons entreprise, un trésor épargné dans ce lamentable naufrage, celui de Saint-Marc de Venise, où nous retrouvons de précieux spéci¬

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