‹ La messe (volume 4)Chapitre 17 sur 335 · Dobbert, p · texte numérisé non relu

Dobbert, p

Le prince Gagarine nous disait que la sauvagerie du lieu, qui n’a plus d’autres habitants que les ours, avait dû mettre ce sanctuaire à l’abri de toute restauration.

2. Cette manière de communier sous l’espèce du vin est déjà celle que mentionne saint Cyprien (t 258) à propos

On remarquera qu’il manque trois apôtres qui ont été remplacés par saint Paul et deux évangélistes. Nous devons communication du dessin que nous donnons, comme aussi des suivants, à l’inépuisable obligeance du prince Gagarine h

11 nous a fourni une aquarelle d’un fragment de fresque copiée dans la basilique de Pitsounda, en 1 847, par M. Noreff, architecte. Cette église sur la côte caucasienne de la mer Noire fut construite par l’empereur Justinien, ce qui nous permet d’attribuer cette peinture de la communion à une époque reculée. Notre-Seigneur, devant le ciborium, distribue le pain consacré aux apôtres, qui s’avancent successivement vers lui; il leur met dans la main droite une bouchée qu’il a détachée du pain qu’il tient. Devant lui, sur un autel enveloppé de parements rouges à bordures vertes, est figurée une amula. Les apôtres se présentent en s’inclinant et en croisant les mains; nous avons indiqué sur notre planche les couleurs de leurs vêtements. Ces peintures d’un caractère vigoureux peuvent, dans le classement des œuvres byzantines, prendre un des premiers rangs comme art et comme ancienneté. (PI. CCLVIII.)

Si le type de la communion des apôtres figurés debout semble à peu près constant pour les absides des églises, nous trouvons ailleurs des variantes intéressantes; nous en trouvons des exemples dans les manuscrits. Un psautier du mont ^Athos

de la jeune tille indigne qu’un diacre communia malgré elle en lui mettant le calice sur les lèvres : « Perstitit diaconis et reluctanti licet de sacramento calicis infudit. »

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