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A rchceol. journal, XXIX, p

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CALICES

y mentionne sont-ils de provenance orientale. Par exemple la chronique de Farfa 1 nous signale :

« Calicem de argento majorent et unurn . de-

« auratum, tenentem unurn sextarium cunt patena « sua. Calices minores xn cunt patenis. »

Dans un inventaire de 937 du Mont-Cassin 2, « Pocula argentea 4, cochlearia de argento 3. »

L’évêque de Vercelli, Atton (-J- 950), défendit expressément de se servir, en dehors du service divin, des calices et des patènes 3.

On cite à propos des lettres de Gerbert, archevêque de Reims, depuis Silvestre II, ces vers gravés sur un calice 4 :

HINC SITIS ATQUE FAMES FUGIUNT : PROPERATE FIDELES; DIVIDIT IN POPULOS HAS PRÆSUI. ADALBERO GAZAS.

La France est moins pauvre que l’Italie au xe siècle en documents pour l’histoire des calices. Nous savons que Seulf, vers 923 , dota la cathédrale de Reims d’un calice d’or orné de pierreries et d’un ciboire d’argent qu’on plaçait sur l’autel de la sainte Vierge5. Dans l’inventaire de Clermont du xe siècle, il est fait mention de deux calices d’argent avec la patène et d’un autre plus grand.

Nous avons surtout des monuments intéressants pour l’église de Toul dont nous possédons encore le calice d'un des évêques, saint Gauzelin (922, -J- 962). Ce calice, conservé aujourd’hui dans la cathédrale de Nancy, est en or; il se compose d’une coupe ansée, d’un nœud et d’un pied conique. Le bord supérieur porte une bande très riche de cabochons et de filigranes, à savoir 5 perles fines, 2 améthistes pâles, une verroterie verte de forme cubique, une verroterie ovale bleue de couleur saphir foncé, un émail cloisonné figurant une fleur à teintes vertes, blanches et bleues, un grenat. Chaque anse est ornée d’un chaton supérieur et inférieur, les deux supérieurs portent d’un côté un saphir clair, de l’autre un cabochon améthyste, les deux inférieurs ont des perles. Sur les flancs de la coupe des médaillons sont formés d’une émeraude et de quatre chatons d’angle, dont un vide, un portant une perle et deux garnis de verroterie.

r. Muratori, II, II, p. 46g.

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