Bull, mon., XII, p. 5io
De Caumont, Abécéd.
Transactions ofthe irish academy, 1874, p. 445.
Auguin, Histoire de la cathédrale de Nancy.
Aug. Digot, Notice sur l’évangéliaire , le calice et la patène de saint Gauzelin.
Bull, d’arch. de Lorraine, t. II, n° 1, p. 5, i85i.
petites, mais d’une élégance exquise, s’enroulaient aux côtés de la coupe en une double volute, qui se terminait au centre par un fleuron. Sur le pied, entre deux zones d’ornements, on voyait gravés les quatre animaux évangéliques nimbés et portant des livres. Ce calice en argent doré était haut de omi5, large à l’ouverture de omi2 et avait om 12 au diamètre inférieur du pied.
On conservait aussi la patène, d’un diamètre égal à omi62, et de omi2 à la partie creuse du bassin. Au centre était figuré l’Agneau pascal portant une croix avec la bannière; nous ne pouvons malheureusement plus en offrir le dessin.
On ne passait pas à Mansuy sans visiter ces reliques ; D. Ruinart nous fait ainsi part de sa visite en 1696 : « Dans le trésor il y a un antique « calice avec deux anses, sur lequel diverses « figures sont représentées, qui doivent avoir été « sculptées il y a 700 ans environ. Nous conjec- « turons de là que ce calice fut donné par saint « Gérard dont on conserve aussi la chasuble et « l’aube1. »
Gerbert(Liturgia alemannica, I) dit l’avoir vu au xvme siècle.
Nous lisons dans le Voyage littéraire de deux bénédictins (II, p. 1 3o) , une mention de l’abbaye de Saint-Mansuy, fondée par saint Gérard, et du calice de ce saint dont la coupe est fort large et qui a des anses, et de son aube aussi fort large par le bas.
En comparant ce calice avec le précédent, on observe des différences qui accusent une transformation dans la fabrique des vases sacrés ; le calice de saint Gauzelin est encore presque oriental, ou du moins, s’il n’appartient pas directement à l’art byzantin, il sort d’une des écoles carlovingiennes sur lesquelles il exerçait grande influence. Ici, au lieu des zones de pierreries et de filigranes, nous voyons se dessiner une ornementation presque romane, des figures tracées sous des arcades, comme dans le calice de Coimbre et celui de la collection Stein; les attributs du pied ressortent aussi des habitudes rhénanes des xie et xii° siècles. Si ce n’était un certain cachet d’archaïsme qui survit dans le portique gravé sur la coupe, nous nous croirions devant un monument roman ; tel qu’il est, son style ne peut que confirmer la tradition