‹ La messe (volume 4)Chapitre 175 sur 335 · I IO · texte numérisé non relu

I IO

CALICES

et le dire des illustres bénédictins que nous avons pu citer à son propos L

Il est dit qu’Amblard , archevêque de Lyon (q56 f 978), donna un calice d’or à l’église Saint- Etienne 2.

J’ai trouvé dans les papiers de Beauméni 3 le dessin d’un calice d’agate orientale qui faisait alors partie du cabinet de M. de Mauny, et qu’on avait découvert à l’hôpital du Mans; la tige était rose, bleue et blanche. Il avait omo85 du haut et son diamètre à peu près autant. D’après la forme et le lieu où fut faite la découverte, on peut croire qu’il servit à la liturgie; nous le mentionnons ici parce qu’on sait que les calices taillés dans les pierres précieuses furent au xe siècle très recherchés.

L’Irlande, qui ne nous avait montré jusqu’ici que des spécimens d’art bien grossiers dans les singulières miniatures de ses livres, nous a révélé il y a quelques années, par la découverte d’un calice qu’on y a faite, un degré d’avancement remarquable comme orfèvrerie.

Dans une ferme de la paroisse d’Ardagh, comté de Limerick, tenue par une veuve du nom de Quin, un de ses enfants découvrit un beau calice d’or avec lequel il joua quelque temps sans qu’on y attachât d’importance, de sorte que le vase disparut de nouveau et ne fut retrouvé qu’en septembre 1868, dans un champ au sud-ouest du fort Reerasta. Ce lieu n’est pas inconnu de l’histoire. Selon une tradition locale, pendant les persécutions danoises, les Irlandais s'y réfugiaient et la messe y était célébrée ; une bataille aurait été livrée là, du temps de Brian Boromha, circonstance fort probable, si l’on en juge par le grand nombre d’ossements qui s’y rencontrent. L’église d’Ardagh fut fondée par saint Molua (622). (PL CCXCIX.)

Des mains du cultivateur qui l’avait trouvé, le calice passa dans celles du D1' Butler, possesseur du fort, et enfin au musée de Dublin qui le pos¬

1. Rohault de Fleury, Revue de l’art chrétien, 1 885. — iv» livraison.

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