‹ La messe (volume 4)Chapitre 176 sur 335 · Communiqués par M. Albert Lenoir · texte numérisé non relu

Communiqués par M. Albert Lenoir

sède aujourd’hui. Il fut alors soigneusement nettoyé et réparé.

Ce calice est un des plus vastes que nous connaissions; son ouverture n’a pas moins de om2q, la profondeur du bol égale om09,la hauteur totale omi8, le diamètre inférieur du pied omi6; il contient, dit-on, quatre pintes de liquide1. La coupe est garnie sur les côtés de deux anses qui ont la forme de deux larges anneaux; le bord est arrondi en doucine et, au-dessous, enrichi d’un collier d’émaux et de filigranes. Ce collier se compose de douze lames d’or filigranées et interrompues par des médaillons d’émail bombés; ce nombre douze est peut-être pour rappeler les apôtres que nous voyons si souvent représentés autour des calices. L’hypothèse est d’autant plus plausible que sous le collier la coupe porte une inscription ou sont gravés leurs noms. Les lettres, hautes de om,04, sont bien conservées, malgré la délicatesse de leurs lignes, et remplies d’un pointillé : Pétri , Pauli , Andri , Jacobi , Johannis, Philipi , Bartholomei , Thomæ , Mathei , Jacobi , Tatheus , Simon, ordre un peu différent du canon de la messe et qui se rapproche davantage des litanies du manuscrit irlandais de saint Gall ou du missel de Bobbio.

Cette inscription est interrompue quatre fois par les deux agrafes des anses et les deux médaillons du milieu. Les agrafes sont composées de trois vigoureux médaillons avec dessins d’émail, bague ciselée, qui s’élèvent sur des arabesques filigranées qu’ils sont censés attacher au fond taudessous paraissent des dessins d’entrelacs creusés dans le métal. Nous donnons le détail de cette riche ornementation sur notre planche.

Les deux médaillons du milieu sont d’argent avec filigranes d’or. Ils semblent attachés au fond par cinq têtes de clous en émail; celui du centre est orné de dessins, ceux de la circonférence sont des morceaux de verre bleu, comme aux anses, et des morceaux d’ambre qui sont tombés. — Ces tètes d’émail et celles du collier, sorte de mosaïque en verre, ont leurs morceaux fixés à froid entre cloisons.

La coupe qui vient d’être décrite est portée sur une tige cylindrique en bronze doré et ciselée d’entrelacs ; les deux pièces sont reliées par une cheville

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