Act. ord., S. Bened., t. I
CALICES
« inutilement dans tel endroit, tu dois acheter un « calice honorable et le porter solennellement à « mon monastère. » L’homme effrayé par cette réprimande court chercher l’argent et le porte aux religieux, afin qu’ils se servent de son prix pour avoir un calice d’argent. Telle fut l’origine de ce calice illustré par les miracles de saint Augustin. Gocelin se sert en en parlant des mots :
« Calix prœcipuus » que nous avons déjà rapportés, d’après le Livre pontifical, et qui désigne sans doute un calice de grande importance.
Si les calices d’étain étaient acceptés faute de mieux, les lois d’Edgard (7 975) proscrivirent absolument ceux en bois en 967 : « Docemus « etiam, ut quivis calix, quo quis Eucharistiam « consecravit, fusilis sit : et in ligneo ne ornnino « consecrato L
Les manuscrits saxons nous présentent d’autres formes de calices que celles d’Ardagh : sur le pontifical de saint Æthelwold - (fin du xe siècle), nous trouvons l’image d’un calice assez semblable à celui de saint Ludger (Voyez Chasubles).
Une miniature de British Muséum (Claudius, B. iv), nous montre Melchisédech devant l’autel et un calice analogue dans les mains du prêtre3. — Strutt publie aussi, d’après d’autres peintures du Xe ou xie siècle, un calice composé de deux cônes opposés et réunis par un nœud, un autre à peu près sphérique garni de deux volutes feuillagées qui ressemblent à des ailes 4.
M. Victor Stuers, de La Haye, nous signale le calice d’ivoire d’origine romaine que possède l’église catholique de Deventer (Pays-Bas). Il faut peut-être le ranger dans le nombre d’objets antiques christianisés.
Devons-nous mentionner aussi parmi les vases sacrés une singulière coupe de bois dur conservée dans le château de Dunvegan, à Skye (Hébrides), et sur lequel on lit cette inscription : « Ufo, fils « de Jean, fils de Magnus, prince de Man, le petit- « fils de Liahia Macgryneil, offre ce vase et espère « pour eux la clémence du Seigneur Jésus. Oneil