Id. pl. XIV
« Oirni fit cet ouvrage en 993 L » — Le bois porte des incrustations d’argent et était enrichi de pierres maintenant arrachées; on y voit cependant encore du corail. La forme est singulière : elle est carrée, allongée, arrondie dans le bas. La hauteur est de om2 1 , le vase est supporté par quatre pieds.
La cathédrale de Minden garde un vase en cristal de roche sculpté, monté en argent, élevé de om28 et large de om09- Ce travail oriental du xe siècle peut être mis en regard des gobelets de l’abbaye d’Oignies; il est classé parmi les ciboires, mais Mgr Barbier de Montault croit y reconnaître plutôt une coupe liturgique 1 2.
Dithmar, bénédictin de Magdebourg (lib. vi), mentionne un grand calice accompagné de sa patène et du chalumeau.
Sur la croix de Saint-Maurice, à Munster, aux pieds de Notre-Seigneur crucifié, on voit un calice qui peut donner idée des vases sacrés en Allemagne à cette époque. Il nous offre un col assez resserré qu’accompagnent deux anses, un corps godronné et un pied assez maigre. (Pl.CCCCIX.)
Sur l’autel portatif de la collection Spitzer, nous avons vu figurée une image de Melchisédech tenant le calice et la patène ; le calice est en forme de tulipe.
Un manuscrit de la Bibliothèque de Bamberg (A. 1. 47) nous offre l’image d’un calice fort semblable à ceux de Venise, avec la coupe ornée de perles et maintenue sur le pied par des bandes perlées 3.
XIe SIÈCLE.
Le xie siècle nous offre peu de richesses à Rome, circonstance qu’expliquent les terribles événe-