‹ La messe (volume 4)Chapitre 199 sur 335 · Schulz, Mon. de l’Italie mérid · texte numérisé non relu

Schulz, Mon. de l’Italie mérid

de Clairvaux était un petit calice doré, accompagné d’une patène et d’une cuiller. « Osten- « ditur scrinium parvum ligneum deargentatum, « cujus sera est de argento, plénum reliquiis, « videlicet de vestimentis sacerdotalibus S. Berce nardi Patris nostri. Hoc enirn titulo præno- « tatur in inventario : Itemque pulcher quidem, « sed parvus calix, cum pede et pomello rotundo « per totum, tam intra quàm extra, bene deau- « ratus , cum sua patena et cochleari etiam « deauratis ponderis unius marchæ, et quinque « unciarum; qui propter reverentiam S. Bernardi, « qui eo uti solebat in sacrificio, in inventario « primum locum obtinet L »

D. Calmet en mentionne deux dans une lettre du 18 mai 1726, écrite à Montfaucon et faisant partie de ses papiers manuscrits « J’ai veu le calice « de saint Bernard, à Clairvaux, j’ay même dit la « messe avec le calice. On montre dans le thrésor « de la même abbaye un autre calice qu’on dit « être aussy de saint Bernard. Il est beaucoup « plus élevé que le premier, qui est fort bas. L’au- « tre est à peu près de la hauteur de ceux d’au- « jourd’huy, mais ce qu’il y a de plus remarquable, « sont quatre sonnettes ou grelots pendus à quatre « anses attachées au haut de la coupe de ce ca- « lice 2. »

L’inventaire de i5oq signale ce dernier en ces termes : « Alius satis altus, cum patena et arn- « pullis et quatuor campanilis pendentibus circa « oram ipsius cuppe 3. »

Gerbert (1776), dans sa liturgie, nous le montre comme ayant appartenu à saint Malachie (1 148).

Voici les passages de leur journal que les deux bénédictins (1726) consacrent à ces calices: « Le « tombeau de saint Bernard, celui de saint Mala- « chie et celui de quelques saints martyrs qui re- « posent à Clairvaux, sont derrière le grand autel. « On a érigé des autels sur ces tombeaux et nous « eûmes l’honneur d’y dire la sainte messe avec « le calice de saint Bernard et avec celui de saint « Malachie. Ils sont tous deux si petits, qu’ils « n’ont pas un demi-pied de hauteur, mais la « coupe est fort large et peu profonde L »

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