T- AV BENIGNE DEUS
Le nœud, comme on le voit souvent, est décoré des attributs évangéliques fortement refouillés et d’un assez beau caractère roman. Le pied devient à côtes, et en s’évasant nous offre six bustes de saints en relief, placés sous des arcades avec leurs noms écrits au-dessus de chacun d’eux. On y voit successivement la sainte Vierge avec l’enfant Jésus, saint Théodore tenant une palme, saint Gall avec un livre, saint Jean-Baptiste avec l’Agneau crucifère sur le disque, saint Othmar avec le livre, la mître et le bâton abbatial, saint Alexandre avec une palme. Enfin sur le bord du pied on lit ce vers léonin:
-f- DANTIBUS HOC DONUM, REGNUM DA CHRISTE POLORUM
M. Basilewski, qui nous a ouvert souvent sa collection avec une insigne libéralité, possédait un calice digne de figurer parmi les œuvres les plus riches de l’orfèvrerie religieuse dans l’Allemagne romane. (PL CCCXVI.) La coupe est ornée des figures de Notre-Seigneur et des douze apôtres sous d’élégantes arcatures soutenues par des colonnes en spirale. Ce petit portique, ainsi que les rinceaux des tympans brillants de cabochons, est en relief, mais les figures sont dessinées au trait. Le Christ est assis, bénissant, tenant un livre; à sa gauche saint Pierre se reconnaît à ses clés.
Le nœud du calice porte quatre médaillons en relief, entourés de rinceaux aussi en relief ; on y a représenté l’ Annonciation, la Nativité, le Baptême, le Crucifiement , où les pieds du Sauveur sont séparés.
Au-dessous d’un collier feuillagé et perlé commence l’évasement du pied. Ce pied, d’une richesse extraordinaire, est garni de quatre médaillons entourés d’inscriptions, et tout autour d’un fouillis de rinceaux, de feuilles, de perles, de pierres dont le crayon a peine à suivre le labyrinthe inextricable. Ces médaillons nous retracent les sujets suivants: i° L Arbre du bien et
MESSE