Ph. de Nôhringct Frisch
E Blavignac, Hist. de l’archéol. sacrée. PI. LXX, f. 5, p. 286.
Celui-ci fonda en 1 106 le monastère de Novgorod, et mourut en 1147 '.
Grâce à l’intermédiaire si bienveillant de M. Wilson, j’ai pu me procurer le dessin d’un autre calice, que l’on conserve dans la cathédrale de Perciaslavl, et qu’il a fait copier pour notre ouvrage. On le trouvera gravé avec le détail de ses inscriptions (PI. CCCXXII); son pied est élancé, la coupe assez plate; il n’a pas moins de om2 7 de hauteur. La coupe est garnie au bord d’une inscription slavonne qui rappelle les paroles de la consécration, et au-dessous de médaillons niellés renfermant les bustes du Sauveur, de la sainte Vierge, avec les sigles MP 0V et d’autres saints. Le nœud et le pied sont godronnés. Les godrons du pied forment le milieu d’une feuille retroussée de chaque côté et fleurie à l’extrémité.
Entre le vme et le xne siècle, on regardait la langue slave comme aussi formée que la grecque ou la latine, tandis que les autres idiomes de l’Europe parvenaient à peine à l’état écrit. Il est possible, d’après l’opinion des archéologues du pays, que ce vase remonte au xne siècle 2.
Au musée Stroganoff, il y avait une coupe de cornaline que M. de Linas croit antique et fait remonter au xve siècle 3.
Calice et patène de saint Serge.
M. Wilson m’a rapporté de l’un de ses voyages en Russie la photographie du calice et de la patène en bois peint que l’on vénère au monastère de la Trinité (Troïtza, près Moscou), et qu’on croit avoir appartenu à saint Serge, fondateur de