‹ La messe (volume 4)Chapitre 225 sur 335 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

tervenait, mais nous ne pouvons y prendre argument général pour le style du xme siècle. Si les Milanais, en 1245, pour soutenir la guerre contre l’empereur Frédéric, mirent en gage un calice d’or de Monza du poids de 107 onces, qui avait des anses, et s’ils le rétablirent aussitôt qu’ils en eurent le moyen, nous ne pouvons douter qu’il ne s’agisse d’un objet déjà ancien’. De même l’inventaire de Monza en 1275, et le bas-relief du couronnement, nous rappellent probablement des objets plus anciens 2. En tout cas, la présence des anses aux flancs d’un calice doit être, au xme siècle, considérée comme une exception.

Les inventaires nous fournissent d’utiles renseignements; nous lisons par exemple dans celui d’Anagni, du temps de Boniface VIII : « in pri- « mis unus calix argenteus deauratus cum fuso « (tige) pedis et porno smaltato, quinquaginta « quatuor unciarum. »

« Item unus calix argenteus optime deauratus « cum fuso pedis et porno smaltatis, LVIII un- « ciarum. »

« Item unus calix alius aureus, XLIII uncia- « rum, cum XIII zaffiris grossis, uno toppatio, « et aliis lapidibus pretiosis et pernis XII grossis « et aliis pernis minutis in circuitu pomr, subtus « et supra 3 4 ».

En 1205, Nicolas Ligho et Cacciatino, alors « operaj » de Saint-Jacques, à Pistoia, faisaient faire par maître Pacino, nommé aussi Pace, célèbre orfèvre de Sienne, un calice d’or enrichi de figures sculptées et d’une quantité considérable de pierres fines i. La patène du calice fut exécutée plus tard par le même artiste. Ces objets figurent dans un inventaire de 1294.

On pourrait recueillir un assez grand nombre de calices sur les images du xme siècle, si les spécimens encore existants ne nous suffisaient pas ; la foi est alors souvent représentée un calice à la main, comme sur une miniature italienne d’un manuscrit de la Bibliothèque nationale. (Fonds français, 9561.)

Les calices français semblent avoir conservé

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