‹ La messe (volume 4)Chapitre 226 sur 335 · Ann. arch., XV · texte numérisé non relu

Ann. arch., XV

plus longtemps la forme hémisphérique, particulièrement employée par les orfèvres romans; un des plus célèbres de ce genre est celui du bienheureux Thomas de Biville, donné par saint Louis; il est en or massif, haut de omi63 sur omii5 de diamètre. La tige est composée de deux morceaux réunis par des viroles d’argent; le nœud est d’un travail plus soigné que les reliefs du pied, qui sont martelés; on lit cette inscription, six fois répétée sur la base : + Par amour m'a donné.

On conserve dans la même église de Biville (Manche) une patène d’argent qui porte dans sa partie convexe une sorte de médaillon d’or, de omo53, avec une main bénissante qui s’appuie sur un ornement en forme de croix*.

Ce calice, comme date et comme style, doit être rapproché de celui qu’on trouva dans le tombeau de l’évêque Hervé (f 1223), à Troyes; la coupe est romane, comme la précédente; elle est large, peu élevée, toute dorée en dedans. La tige est ornée d’un nœud cannelé et se termine par des espèces de feuilles pointues s’épanouissant sur la base qui est circulaire; le calice a omi5 de hauteur totale et omt2 de diamètre à la coupe.

Trésor de Troyes (le médaillon appartient à la patène).

La patène, d’un diamètre de om 1 5 , est également en argent et ressemble à celles dont on se sert maintenant; elle est ornée d’un cercle doré à l’endroit où elle se creuse; au centre est une main qui bénit au milieu d’un nimbe crucifère 2.

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