Opus synonymorum. (Du Cange
4. Exp. des cérémonies de la messe, 3' partie, art. 6, p. 298.
Adveniciuan, édit. Migne, p. goy.
son usage. La patène sert à recevoir l’offrande et à la consacrer 1 ; fort large autrefois, elle ne restait pas sur l’autel ou elle aurait embarrassé le célébrant. Au lieu de la portera la sacristie et de l’y laisser jusqu’à la fraction du pain, elle était gardée, selon le rit romain, par le sous-diacre, afin de la donner au moment opportun 2. Dans l’ancien ordre romain, avant le xne siècle, il est dit qu’au commencement de la Préface, un acolyte ayant une écharpe au cou, apporte de la sacristie ou de l’armoire la patène qu’il couvre avec l’écharpe et la tient devant sa poitrine jusqu’à ce qu’elle soit prise par le sous-diacre, qui la laisse découverte et la donne ainsi à la tin au diacre. A Paris, pour tenir la patène plus commodément, un chantre de la cathédrale, nommé Aubert, donna un bassin d’argent pour l’y déposer jusqu’au moment de la communion 3. Il semble que l’élévation de la patène ait exigé une position fatigante, car dans certaines images nous voyons le sous-diacre chargé de cet emploi soutenir son bras droit de sa main gauche.
Nous pouvons renouveler ici une observation faite à l’origine de tous les objets liturgiques que nous avons déjà étudiés, et dire que les premières patènes chrétiennes furent des plats d’un usage domestique, observation justifiée parles peintures