‹ La messe (volume 4)Chapitre 249 sur 335 · Lebrun, 3» partie, p · texte numérisé non relu

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PATENES.

eimetériales et les bas-reliefs des sarcophages qui nous montrent Y Ictus divin posé sur des bassins de formes antiques. Un rapprochement curieux s’offre à nous à ce propos. Sur une des miniatures d’un Virgile du Vatican nous remarquons un poisson placé dans un circulas', sur une table de triclinium; or, la table, le plat, le poisson présentent des traits d’une ressemblance frappante avec la fresque du cimetière de Saint-Calixte, que nous avons gravée. (PI. II.)

Des analogies apparaissent encore entre les patènes et différents plats domestiques des anciens, entre autres avec la lanx sur laquelle on posait les mets et dont une fresque découverte à Saint-Jean de Latran nous fournit l’image, avec le catinum ou calium, plat profond dans lequel on servait les légumes, avec les paterœ qui servaient aux libations dans les sacrifices, et que je ne serais pas surpris de voir converties par les chrétiens en patènes pour leur culte. Les Romains avaient aussi la patina et la patella qui en est le diminutif; Rich pense que ce plat, souvent en terre, quelquefois de métal, avait la forme de nos bols.

La liturgie juive connaissait l’usage des patènes, et des coupes étaient placées sous les pains de proposition 1 2. M. Clermont-Ganneau a découvert le fragment d’un plat de bronze juif, qui est à présent au Louvre, et. qu’il considère comme destiné à cet usage; on y voit un courant de vigne et au milieu le chandelier à sept branches.

Nous avons nommé tout à l’heure le mot catinum, que Pline, Caton, Varron emploient pour désigner un plat de table; les Italiens conservent à Gênes, sous le nom de Sagro catino , un bassin de verre qu’ils vénèrent comme celui dont le Sau¬

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