Liturgia, p
est-il dit, dans nos églises, d’autres ornements d’or et d’argent, sinon le calice et le chalumeau pour prendre le sang du Sauveur (calicem et calamum quo sanguis Dornini sumitur)1. »
M. Courajod’2 nous signale un tuyau d’argent doré qui servait aux clercs après la communion, pour boire au calice; Ulger, prévôt des chanoines (-J* 1140), avait donné des chalumeaux d’argent pour cet usage (Necrol. cathedr., Lebœuf).
Les chalumeaux sont aujourd’hui des objets fort rares, nous en trouvons cependant encore quelques-uns, surtout de provenance allemande.
Gerbert3 en rapporte trois qu’il a gravés dans sa liturgie et qui proviennent, du monastère de Weingarten (diocèse de Constance). Le premier est un simple tube, long de om2o, d’un diamètre égal à 6 mill. à l’un des bouts, et s’évasant de l’autre en forme de trompe jusqu’à 1 1 mill. (PI. CCCXXXVIII.) Le second, moins long, n’a que omi75 de longueur, i3 mill. à l’embouchure et 7 mill. à l’autre extrémité; l’embouchure est moulurée d’un petit tore et d’une cymaise. Un anneau attaché à la tige servait à le tenir entre le pouce et l’index. Le troisième a om22 de hauteur, 4 mill. d’un côté de diamètre, 5 mill. de l’autre. Il est orné d’une anse élégante.
Nous avons gravé (PL CCCXIX), au-dessous du calice de Wilten, le chalumeau qui l’accompagne, un simple tube de om iq3 de longueur, garni d’une anse fort simple.
Raymond Duellius 4 (f 1740) rapporte avoir vu dans le monastère de Salzbourg le calice de saint Rupert, avec deux anses et le tube qui servait à puiser le précieux sang: « Una cum tubulo ex « orichalco confecto cujus ope tempore sancti « Ruperti laici sanguinem Dornini biberunt ; cui « geminum et sine ansulis, et très ejus generis « siphunculos itidem in gazophylacio ecclesiæ
« cathedralis spectavi . » Saint Rupert mourut
en 718, mais je n’ose affirmer que l’objet cité soit aussi ancien.
Il y avait à Prüm un chalumeau orné de pier-